8 Mai : une pensée pour ceux qui ont sacrifié leur liberté

Publié le par La Nouvelle République

Malgré le confinement, l’UNADIF 79 et l’ADIRP 79 demandent à chacun d’avoir pour tous ceux qui nous ont fait au prix de leur vie, le cadeau le plus précieux, la liberté, une pensée chaleureuse et reconnaissante.

8 Mai : une pensée pour ceux qui ont sacrifié leur liberté

« Le 8 mai, la France commémorera la victoire sur l’Allemagne nazie et la libération des camps de la mort. Le 8 mai 1945, à Berlin, les représentants des puissances alliées, URSS, Etats-Unis, Grande Bretagne et France signent l’acte de capitulation de l’Allemagne, une capitulation totale et inconditionnelle sur tous les fronts. Une première cérémonie avait eu lieu, la veille, 7 mai, à Reims. La Seconde Guerre mondiale venait de se terminer. La participation de la France (le général Sevez, adjoint du général Juin à Reims et le général de Lattre de Tassigny à Berlin) n’allait pas de soi. Il a fallu l’obstination et le prestige croissant du général de Gaulle pour que cette présence finisse par s’imposer. »

« Surtout, c’est à l’héroisme des Forces françaises […] que nous devons d’être là. Les armées françaises se battent avec acharnement ; elles prennent Rome, Paris, Mulhouse, Strasbourg… Mais c’est aussi à une autre armée que la France doit de retrouver son statut de grande puissance : l’ armée de l’ombre, la Résistance, tous ces soldats sans uniforme, et souvent sans armes, hommes, femmes, adolescents qui se sont sacrifiés pour que leur pays retrouve sa dignité et son honneur, harcelant sans répit l’occupant nazi et jouant un rôle majeur pour permettre le Débarquement. La majorité d’entre eux ne verra jamais son rêve se réaliser, massacrés en France ou dans les camps de la mort. »

« Nul ne peut mieux en parler que Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, qui fut l’un d’entre eux : “ Jusqu’à la dernière minute, nul ne savait la capacité réelle de la Résistance… Parce que le sacrifice des résistants fut démesuré… Ils ont rejoint dans une légende justifiée, tous les martyrs de la liberté… Nul ne doit oublier la Résistance des militants, cette guerre des soldats inconnus comme la désignait Churchill. Qu’auraient fait les chefs sans les militants anonymes qui servirent avec abnégation : les imprimeurs, les diffuseurs de journaux et de tracts, les secrétaires, les agents de liaison, les équipes de parachutage, les saboteurs, les radios, les hommes des maquis, mais également les “ inactifs ” qui prêtaient leurs chambres ou leur maison pour l’hébergement des clandestins ou leurs réunions, leurs boites à lettres peut-être encore plus dangereuses pour leur sécurité ? Tous ces résistants qui couvraient la France d’un réseau invisible de fidélité, de dévouement et trop souvent de martyrs, torturés le matin, abattus le soir, tous ces oubliés de la gloire mais aussi de la simple mémoire, se dévouèrent sans réserve et passionnément à une cause dont ils n’espéraient rien d’autre et dont ils n’eurent pas d’autre récompense que la délivrance de leur Patrie.”»

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