Décès de Claude Goasguen : un livre d’or à la mairie du XVIe arrondissement

Publié le par Le Parisien par Eric Le Mitouard

Danièle Giazzi, maire du XVIe, a passé 25 années aux côtés du député et ancien maire Claude Goasguen, avec lequel elle avait eu des relations parfois houleuses. A l’annonce de son décès, elle a mis en place un livre d’or dans l’actuelle mairie.

 Danièle Giazzi, maire du XVIe arrondissement. LP/Eric Le Mitouard.

Danièle Giazzi, maire du XVIe arrondissement. LP/Eric Le Mitouard.

« Il y a toujours des hauts et des bas en politique. Ce n'est jamais simple. Mais plutôt que de me souvenir des bas, j'ai aujourd'hui en tête nos 25 années passionnantes et magnifiques de travail ensemble à la mairie du XVIe arrondissement » souligne Danièle Giazzi, maire du XVIe depuis les législatives de 2017 qui avaient vu Claude Goasguen conserver son siège de député.

Par respect pour le non-cumul des mandats, ce dernier devait alors abandonner sa casquette de maire. Danièle Giazzi avait repris le flambeau, avec de nombreuses difficultés de relation entre les deux. A tel point que Danièle Giazzi devait se présenter lors des dernières élections municipales contre le candidat officiel du groupe LR.

Claude Goasguen lors de sa victoire aux législatives de 2017. LP/Eric Le Mitouard

Claude Goasguen lors de sa victoire aux législatives de 2017. LP/Eric Le Mitouard

« J'ai oublié tout cela », assure-t-elle désormais. « Nous avons mis ce matin un gros livre d'or et nous invitons tous les habitants du XVIe à venir y inscrire leurs condoléances et réactions. Nous allons mettre le nombre de stylos qu'il faudra pour respecter les mesures sanitaires. Et dès que nous le pourrons, une cérémonie d'hommage sera organisée en mairie », affirme-t-elle.

Une voix forte

Ses moments forts ? « Je me souviens de l'avoir accueilli en 1995 dans le XVIe. Auparavant, il était le suppléant de Jacques Toubon dans le XIVe. Depuis 1983, nous étions tous les deux des adjoints de Jacques Chirac, alors maire de Paris. Claude était aux affaires étrangères. Moi, aux professions libérales. Dans le XVIe, où il défendait les intérêts de l'arrondissement, il avait une voix forte. On pouvait l'entendre dans toute la mairie quand il se mettait à gronder. A la tribune, à l'Assemblée nationale comme à la mairie de Paris, il était un tribun comme la vie politique française n'en a plus. Il défendait une haute idée de la France ».

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