L'Aveyronnais Jacques Genthial, père de la police scientifique, s’est éteint

Publié le par Centre Presse Aveyron

Jacques Genthial a joué un rôle majeur dans la création de la police scientifique.

Jacques Genthial a joué un rôle majeur dans la création de la police scientifique.

Il était l’un des premiers grands flics, comme on dit dans le jargon. Jacques Genthial s’est éteint il y a peu, des suites d’une longue maladie, dans sa 82e année. Né à Rodez en 1938, l’Aveyronnais n’avait jamais tourné le dos à sa terre natale et y possédait encore une résidence secondaire, à Bozouls, malgré toute une carrière menée dans les bureaux de la police à Paris et au célèbre 36 quai des Orfèvres. Fils d’un officier et d’une mère professeure d’Allemand au lycée Foch, Genthial a mené son enfance dans le quartier des Embergues avant de rejoindre la faculté de droit à Montpellier. De là, il réussira le concours d’entrée dans la police en 1965 et gravira les échelons à vitesse grand V dans la police parisienne : commissaire dès 1967, puis chef de l’office central pour la répression de la traite des êtres humains, directeur du SRPJ, chef de la brigade criminelle de Paris puis directeur central de la PJ (Police Judiciaire) de 1990 à 1993…

L'Aveyronnais Jacques Genthial s'est éteint à 82 ans.

L'Aveyronnais Jacques Genthial s'est éteint à 82 ans.

Père de la police scientifique

L’un de ses rapports écrits au début des années 2000 restera également comme un des éléments fondateurs de la création de la police scientifique. Réputé convivial et chaleureux, l’Aveyronnais était également connu pour être l’oreille et l’un des plus proches conseillers du ministre Pierre Joxe, sous la présidence Mitterand. Cette trop grande proximité avec un homme de « gauche » lui a d’ailleurs coûté son poste de directeur de la PJ en 1993 quand Charles Pasqua fut nommé ministre de l’Intérieur. « Une injustice » encore pour nombreux de ses collègues, le considérant comme l’un des plus grands flics de France. En 2010, alors qu’il recevait Claude Cancès, un autre grand flic et ami, dans sa résidence aveyronnaise, Jacques Genthial avouait que sa qualité première avait été la rigueur. Et qu’elle était indispensable pour tout bon policier.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article