Michel Piccoli : les récompenses qui ont marqué sa carrière, en vidéo

Publié le par L'Obs par Louis Morice

Au regard des plus de 150 films dans lesquels Michel Piccoli a joué, les récompenses personnelles qu’il a reçues ne sont pas si nombreuses. De 1982 avec « Themroc » de Claude Faraldo à 2012 avec « Habemus Papam » de Nanni Moretti, voici les films qui ont valu une distinction au grand acteur français mort à l’âge de 94 ans.

En 2012, Michel Piccoli a reçu le David di Donatello du meilleur acteur pour « Habemus Papam » de Nanni Moretti. (Capture d'écran)

En 2012, Michel Piccoli a reçu le David di Donatello du meilleur acteur pour « Habemus Papam » de Nanni Moretti. (Capture d'écran)

Avec plus de 150 films, Michel Piccoli a eu une carrière des plus impressionnantes. Avec sa mort à l’âge de 94 ans, c’est un grand du cinéma qui disparaît, laissant derrière lui une œuvre aussi riche que variée.

Sautet, Godard, Chabrol, Demy, BunuelMichel Piccoli a tourné avec les plus grands. Nommé quatre fois aux César, il n’y a jamais été récompensé. Une carrière d’une richesse absolue et, finalement, peu de titres… Quand on lui demandait ce qu’il pensait de l’expression « monstre sacré », il répondait « monstre j’accepte, sacré, ça m’inquiète un peu. Disons monstre... points de suspension ».

Il a pourtant reçu des récompenses personnelles que « l’Obs » a choisi de vous présenter dans la vidéo ci-dessous.

En 2012, il a ainsi reçu le David di Donatello du meilleur acteur pour « Habemus Papam » de Nanni Moretti. Il y est l’inoubliable cardinal Melville, tout juste élu pape. Un pape qui, pris d’une crise de panique, fera attendre en vain les fidèles massés sur la place Saint-Pierre.

« Les Toits de Paris » de Hiner Saleem lui ont valu le Léopard de la meilleure interprétation masculine au festival international de Locarno en 2007. Michel Piccoli y incarne Marcel. Autour de qui tout disparaît. Il ne ressent que silence et abandon. Heureusement, il lui reste Thérèse (Mylène Demongeot), sa vieille amie de cœur.

Au départ, il s’agissait d’une pièce de théâtre mais Luc Bondy a fait un film de « Terre étrangère ». L’aventure a remporté le titre de Meilleur acteur aux German Film Awards à Michel Piccoli en 1988. La pièce d’Arthur Schnitzler retrace les liaisons dangereuses entre un couple d’intellectuels et leurs amis.

1982 : il est Bertrand Malair dans « Une Etrange affaire » de Pierre Granier-Deferre et obtient l’Ours d’argent du meilleur acteur à la Berlinale. Autoritaire et charmeur, cet homme d’affaire s’impose peu à peu dans la vie de Louis Coline, employé dans un grand magasin racheté par le groupe de Bertrand Malair.

Michel Piccoli a reçu le Prix d’interprétation masculine à Cannes pour « Le saut dans le vide » de Marco Bellochio en 1980. Il y incarne Mauro Ponticelli, un juge célibataire qui n’en peut plus de la relation de dépendance qui le lie à sa sœur Martha (Anouk Aimée), dont il s’occupe depuis leur enfance.

Avec « Themroc » de Claude Faraldo, il reçoit le prix d’interprétation masculine au festival international du film fantastique d’Avoriaz en 1973. Themroc est un ouvrier qui, révolté, finit pas murer la porte de son appartement et abattre le mur de façade. Depuis sa « grotte », il invective le monde. Dans ce film contestataire, les dialogues sont construits avec des cris et des grognements.

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