Paris : « Immense tristesse »... La classe politique parisienne réagit au décès de Claude Goasguen

Publié le par 20 Minutes par R.L.

DISPARITION Le député LR Claude Goasguen est décédé ce jeudi à l'âge de 75 ans d'une crise cardiaque alors qu'il se remettait tout juste du Covid-19 

Claude Goasguen durant la campagne des municipales à Paris — Sipa

Claude Goasguen durant la campagne des municipales à Paris — Sipa

Une figure politique parisienne. Le député LR Claude Goasguen, décédé jeudi à l'âge de 75 ans d’une crise cardiaque alors qu’il se remettait tout juste du Covid-19, était un cadre de la droite, avec une longue carrière politique derrière lui, particulièrement dans le 16e arrondissement. Sa famille politique du conseil de Paris a tenu à lui rendre hommage.

« C’est avec une immense tristesse et beaucoup d’émotion que nous avons appris le décès de Claude Goasguen, notre ami et notre collègue (…) il incarnait l’engagement politique parisien dans sa dimension la plus noble, avec un profond sens de l’Etat. Mais Claude Goasguen, c’était surtout une liberté d’esprit aussi talentueuse qu’érudite, un humour sans pareil, une immense hauteur de vue ainsi qu’une expérience si précieuse de la politique et des grands enjeux de la Capitale qu’il affectionnait tant », indique dans un communiqué le groupe Les Républicains et Indépendants (LRI). 

«Notre amitié profonde s’est amplifiée lors de cette campagne»

Très souvent opposé à l’exécutif parisien et plus particulièrement à l’adjoint au logement Ian Brossat, Claude Goasguen, était devenu en novembre le conseiller politique de Rachida Dati dans la campagne des municipales à Paris, après avoir entretenu des relations très tendues avec la candidate LR, avant de faire « la paix ». « On est dans la même barque : pas la peine de la couler », avait-il déclaré au Parisien en cotobre 2019. 

« Malgré parfois nos désaccords, nous nous sommes toujours retrouvés sur les valeurs qui nous animent et qui motivent notre combat », a réagi la candidate (LR) à la mairie de Paris, Rachida Dati. Et de préciser : « Je n’oublierai jamais qu’il a été parmi les premiers élus parisiens à me faire confiance, dans mon projet pour Paris, et à soutenir ma candidature à la Mairie de Paris, alors que peu y croyaient. Notre amitié profonde s’est amplifiée lors de cette campagne que nous avons menée avec tant de générosité».

« Nous étions rarement d’accord mais j’avais pour lui un profond respect »

Au cours des dernières années, l’élu s’était opposé à la création d'un centre pour SDF en lisière du Bois de Boulogne. Lors d’une réunion publique qui s’était tenue en mars 2016 dans une ambiance surréaliste rythmée par des insultes tenues par des membres du public, Claude Goasguen (LR) avait été accueilli en grande pompe. Face à son public et sous les applaudissements, il dénonçait le « diktat » de la mairie de Paris. Il avait notamment comparé le projet à « Sangatte », en référence à l’ancien centre pour migrants de Calais, donnant un an plus tard son aval à l’ouverture d’un deuxième centre.

Malgré leurs désaccords,la maire de Paris, Anne Hidalgo a tenu à lui rendre hommage. « C’est avec beaucoup de tristesse et d’émotion que j’ai appris ce matin le décès de Claude Goasguen. Avec sa disparition, Paris perd un amoureux du 16e arrondissement, son 16e arrondissement, qu’il incarnait et défendait avec passion (…) Nous étions rarement d’accord mais j’avais pour lui un profond respect. J’aimais sa forte personnalité, son franc-parler, son humour ravageur. J’adresse en mon nom, et au nom des Parisiens, toutes mes condoléances à ses deux enfants, à sa famille et à ses proches ».

« La perte d’un ami, d’un frère »

Le groupe UDI-MoDEM du conseil de Paris a également fait part de sa tristesse liée à sa disparition. « C’est avec une grande émotion que le groupe UDI-MoDem a appris la disparition de Claude Goasguen, au terme d’une lutte de plusieurs semaines contre le Covid-19 (…) Claude Goasguen fait partie de ces hommes politiques qui ont toujours fait prévaloir la réalité et la force des relations humaines sur les affinités politiques. C’est la raison pour laquelle, au-delà des idéologies, nous ressentons la tristesse et l’émotion de la perte d’un ami, d’un frère », indique Eric Azière, président du groupe.

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