Déconfinement : le maire de Vendargues veut pouvoir commémorer l'Appel du 18 juin

Publié le par France Bleu par Elena Louazon, France Bleu Hérault

Le maire de Vendargues (Hérault) a fait parvenir un courrier au président de la République et à l'association des maires de France. Il demande la levée de l'interdiction des rassemblements de plus de dix personnes à l'occasion des 80 ans de l'Appel du 18 juin 1940.

Illustration. De nombreuses communes ont décidé d'annuler les cérémonies prévues pour commémorer les 80 ans de l'Appel du 18 juin 1940. Maxppp - julio Pelaez

Illustration. De nombreuses communes ont décidé d'annuler les cérémonies prévues pour commémorer les 80 ans de l'Appel du 18 juin 1940. Maxppp - julio Pelaez

D'ici quelques jours, la France commémorera les 80 ans de l'Appel du 18 juin,  prononcé en 1940 par le Général de Gaulle depuis Londres en pleine Seconde Guerre mondiale. Une cérémonie qui aura une saveur particulière puisque les rassemblements restent très encadrés dans le cadre du déconfinement, et se déroulent en petit comité.

Mais des élus voudraient un assouplissement de certaines dispositions. Le maire de Vendargues, Guy Lauret, a fait parvenir un courrier dans ce sens à l'Élysée. "On regarde la télé, on s'aperçoit que, bien évidemment, il y a de moins en moins de décès, de moins en moins de personnes qui rentrent dans les hôpitaux, souligne le maire. L'épidémie se tasse grâce aux mesures prises. Mais il faut avancer et il y a des événements comme celui du 18 juin que l'on ne revivra pas de la même manière. _Ça n'empêche pas de rester prudent_". 

L'élu souhaiterait ne pas attendre le 22 juin, début de la phase 3 du déconfinement, pour envisager d'assouplir les mesures de protection. En ligne de mire : l'interdiction des rassemblements de plus de dix personnes, qui restreint drastiquement les possibilités d'organiser une cérémonie d'envergure le 18 juin prochain, au grand dam de Guy Lauret. "C'est les 80 ans de l'Appel du Général de Gaulle, mais l'histoire fait que c'est en même temps les 130 ans de sa naissance et les 50 ans de sa disparition, regrette-t-il. Depuis ce 17 mars dernier où le ciel nous est tombé sur la tête, tout ce qui faisait nos libertés, notre quotidien, s'est arrêté. Il faut avancer !".

Publié dans Articles de Presse

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