Henry du Moulin de Labarthète

Publié le par Mémoires de Guerre

Henry du Moulin de Labarthète est un homme politique français né à Paris le 19 mars 1900 et mort le 10 octobre 1948. 

Philippe Pétain, chef de l'Etat français, le général Emile Laure, le ministre de l'Intérieur Pierre Pucheux et le directeur du cabinet civil Henry du Moulin de Labarthète sortent du conseil des ministres qui s'est tenu au Pavillon Sévigné à Vichy le 12 août 1941

Philippe Pétain, chef de l'Etat français, le général Emile Laure, le ministre de l'Intérieur Pierre Pucheux et le directeur du cabinet civil Henry du Moulin de Labarthète sortent du conseil des ministres qui s'est tenu au Pavillon Sévigné à Vichy le 12 août 1941

Carrière politique

Licencié en Droit (1921) et diplômé de l'École Libre des Sciences Politiques (1922), Il est inspecteur des Finances (1925) collaborateur de Paul Reynaud (plusieurs fois directeur de son cabinet), puis directeur du cabinet civil du maréchal Pétain du 19 juillet 1940 au jour de sa démission, le 13 avril 1942, peu de temps avant le retour de Laval au gouvernement. À ce poste, en tant que maurassien, il devient un farouche partisan de la Révolution nationale promue par le maréchal Pétain et il exerce une influence d'éminence grise considérable, notamment dans les nominations de directeurs d'administrations centrales, où il favorise ses condisciples de l'inspection des finances ; par ailleurs, il joue un certain rôle dans le renvoi de Pierre Laval, dont il condamne la politique pro-allemande.

Après guerre

Attaché à l'ambassade de France à Berne de septembre 1942 à décembre 1943, il y est rejoint par Jean Jardin, ancien chef de cabinet de Pierre Laval, en octobre 1943. Il y obtient le statut de réfugié politique et reste en Suisse jusqu'en 1947. Il obtient sa réintégration au corps de l'inspection générale des finances en 1948. En 1946, il publie ses souvenirs sur le gouvernement de Vichy : Le Temps des illusions – Souvenirs (juillet 1940-avril 1942). Il a reçu la Francisque, qu'il considérait comme un "monument de puérilité" et qu'il s'est refusé à porter. 

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