Le salut de Jean Josselin à Curtis Cokes, champion du monde de boxe, décédé

Publié le par L'Est Républicain par D. Roset

Les retrouvailles le 26 octobre 1999 à Paris entre Curtis Cokes et Jean Josselin. Archives ER /Patrick BRUMENT1 /1

Les retrouvailles le 26 octobre 1999 à Paris entre Curtis Cokes et Jean Josselin. Archives ER /Patrick BRUMENT1 /1

Ce championnat pour la ceinture mondiale des poids welters au Texas, l’apogée de sa carrière, le boxeur Jean Josselin l’a perdu aux points. Mais pas sûr que si ses fameux uppercuts au foie avaient pu se jouer de l’allonge du grand Curtis Cokes, sa vie en aurait été changée. Car ce soir du 28 novembre 1966, après quinze rounds intenses, devant le tout Las Vegas, Jeannot, l’ouvrier de chez Bourgeois, bien que vaincu, est rentré à jamais dans le cœur des Bisontins. Un échec à son palmarès où trônent déjà un titre européen et 66 victoires en pro dont 41 par KO. Mais une victoire aux poings aux yeux de toute une génération. À son retour, celui qui était présenté alors comme le nouveau Marcel Cerdan fait descendre des dizaines de milliers de fans dans les rues de la capitale bisontine. Et voit les stars du showbiz de l'époque affluer. S’afficher à ses côtés. En restera une belle amitié avec Jacques Dutronc.

Mais ce dimanche, c’est les pieds dans l’eau froide de la Loue, dans les bras tissés d’une chaise longue et en famille retrouvée après un lourd confinement, que Jeannot, a appris le décès de l’Américain. C’est Christophe, son fils, qui lui a montré une photo jaunie accompagnant l’annonce de la mort du grand champion, survenue vendredi à Las Vegas : « Il se souvenait qu’il avait déjà eu des problèmes cardiaques il y a quelque temps… C’est loin tout ça pour lui… »

Ou aussi près que la commode de son lit, où trône sa vie de légende de la boxe. Comme « sa » paire de gants de la finale ou encore cette photo de leurs retrouvailles le 26 octobre 1999, 33 ans après la finale pour trois rounds au profit des enfants autistes (notre photo). Une soirée à Paris suivie d’un détour par Besançon avant un arrêt à Pontarlier à la distillerie Guy sur la route de l’aéroport de Genève où le meilleur boxeur de l’année 1966 avait dit de Jean : « Il n’a pas changé, il est toujours si gentil, si fair-play, il a une façon si naturelle de se comporter… » Notre Jeannot quoi !

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