Notre confrère Henri de Grandmaison s’en est allé

Publié le par Ouest-France par Fabien Piégay

Henri de Grandmaison, journaliste à Ouest-France puis au Pèlerin magazine et à Sud-Ouest, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, à Challans (Vendée).

« C’était une personne à hauteur d’homme», dit d’Henri de Grandmaison son confrère Yannick Boulain. | DR

« C’était une personne à hauteur d’homme», dit d’Henri de Grandmaison son confrère Yannick Boulain. | DR

Henri de Grandmaison s’est éteint à l’âge de 86 ans, à l’hôpital de Challans (Vendée), dans la nuit de samedi à dimanche. À quelques encablures de Machecoul, à la lisière de la Vendée et de la Bretagne historique, ce coin auquel il tenait tant.

Henri de Grandmaison était entré à Ouest-France en 1957. Au fil des années, il est devenu directeur départemental du Calvados puis des informations de la région Bretagne, rue du Pré Botté à Rennes. « J’ai le souvenir d’un homme qui était écouté, avec une autorité naturelle et qui savait diriger une rédaction, glisse Dominique Lancestre, qui l’a côtoyé le temps d’un été à Caen. C’était un vrai localier, qui arrivait chaque matin avec une moisson d’informations. »

« Il m’a mis le pied à l’étrier. Ce que j’admirais, c’était sa capacité à écouter, à garder du recul. » précise Éric de Grandmaison, reporter à Ouest-France, son neveu.

L’ancien journaliste d’Ouest-France, domicilié à Bordeaux, avait souhaité se rapprocher de ses racines dans sa maison familiale de Machecoul.

« A hauteur d’homme »

En 1984, il quitte Ouest-France pour rejoindre le groupe Bayard Presse comme rédacteur en chef de l’hebdomadaire catholique Pèlerin magazine. Il y restera trois ans. Le journaliste endossera ensuite le costume de directeur de la rédaction du quotidien Sud-Ouest jusqu’en 1993. « C’était une personne à hauteur d’homme, chaleureuse et élégante. Henri de Grandmaison était un chrétien-démocrate, humaniste, et un grand bosseur », résume Yannick Boulain, ancien journaliste à la rédaction d’Ouest-France.

Il a été président de l’Association des écrivains de l’Ouest, membre de l’Académie de Bretagne et a présidé l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux.

Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, ce journaliste est resté animé par son goût pour l’actualité et sa passion pour l’histoire de son territoire. Le Papivore, paru en 1976, restera un des livres marquant de sa carrière. Derrière ce roman se devinait un regard critique sur l’ascension du patron de presse, Robert Hersant.

Les obsèques se dérouleront en l’église de la Trinité à Machecoul, jeudi 4 juin à 15 h, dans l’intimité familiale.

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