RETRO 2008. Une Ernéenne dans le piège d'Oradour-sur-Glane du 10 juin 1944

Publié le par Ouest-France

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Archives Ouest-France

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Cet article a été publié le 12 juin 2008.

Tous les Ernéens connaissent le boulevard Paul-Leroy, du nom de l'industriel qui y prospéra au début du XXe siècle. Mais peu de gens savent que Jeanne Leroy, veuve Hourrière, née Thiéphine, née en 1884, est l'une des victimes de la barbarie nazie du 10 juin 1944 à Oradour-sur-Glane (644 personnes massacrées, dont 350 femmes et enfants brûlés dans l'église).

Marc Betton, qui a habité le boulevard Paul-Leroy dans sa jeunesse, va se rendre à Oradour cet été, deux ans après un premier séjour marquant, pour en savoir davantage sur le fait que l'Ernéene Jeanne Leroy s'y trouvait à ce moment-là. « Jeanne Leroy habitait encore à Saint-Malo au printemps 1944. À l'arrivée menaçante des Allemands, elle s'est sentie contrainte de quitter son appartement du Sillon et de retourner chez ses enfants à Ernée. Mais des officiers allemands avaient réquisitionné sa belle demeure ernéenne. Elle avait peur, elle ne les supportait pas. Elle voulait les fuir, loin ! Un ami lui aurait alors proposé : « Venez à Oradour, vous y serez tranquille !» Mme Hourrière passa deux mois de tranquillité dans ce petit village de la Haute-Vienne, jusqu'à ce samedi 10 juin 1944... »

Dans ses recherches qu'il prolonge de jour en jour avec passion sur l'histoire de cette période, et en particulier sur l'histoire locale, Marc Betton a remarqué que « la division de la Waffen SS Das Reich, sous le commandement de l'odieux général Lammerding, n'est autre que celle qui fit rassembler 300 personnes fin juillet 44 dans le bourg de Fougerolles-du-Plessis. Un homme fut abattu en tentant de s'enfuir, treize hommes arrêtés, quatre emprisonnés puis fusillés à Saint-Jean-du-Corail, et six déportés. »

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