Avrillé. Après la guerre, une vie et un témoignage

Publié le par Ouest-France par Le Courrier de l'Ouest B.J.

En 2013, lors d’une exposition à Avrillé. Les époux Bergoffen sont entourés par Loïc Cochennec et Jules Tribondeau, adjoint au maire en charge du devoir de mémoire, lui-même professeur d’histoire à la retraite. | ARCHIVES CO

En 2013, lors d’une exposition à Avrillé. Les époux Bergoffen sont entourés par Loïc Cochennec et Jules Tribondeau, adjoint au maire en charge du devoir de mémoire, lui-même professeur d’histoire à la retraite. | ARCHIVES CO

À la Libération, après l’hôpital, Léo Bergoffen effectue sa convalescence à Mouliherne. C’est là qu’il rencontre Odette Blanchet. La jeune femme quittait Angers chaque été pour passer ses vacances à Vernoil-le-Fourrier, entre Baugé et Saumur. Elle devint l’amie d’une famille installée là, Ephraïm Moscovici, le médecin du village, et Louise son épouse. Avec l’occupation allemande dès 1940, Odette Blanchet entre dans la Résistance comme agent de liaison. Elle n’a que 17 ans.

Le 6 février 1946, Odette deviendra l’épouse de Léo. Ils s’installent à Avrillé en 1962 et sont commerçants en linge de maison dans le quartier du Haras à Angers.

« Il se passait toujours quelque chose »

Loïc Cochennec, professeur d’histoire bien connu à Angers, est proche du couple Bergoffen depuis une quinzaine d’années. Grâce à lui, de nombreux jeunes angevins ont pu toucher au plus près cette période sombre de l’Histoire, rencontrant Léo et Odette et se rendant dans les camps. « "Il se passait toujours quelque chose avec les élèves et le travail de mémoire que je leur demandais prenait alors une épaisseur après cette rencontre. Je retiens aussi la seconde partie de la vie de M. Bergoffen, lorsqu’il rencontre Odette. Il était arrière-grand-père depuis peu et cette famille construite fut sa plus belle victoire." »

Publié dans Articles de Presse

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