Décès de Jacqueline Sauvage, symbole des victimes de violences conjugales

Publié le par L'Express

Selon "La République du Centre", Jacqueline Sauvage, qui avait été condamnée pour le meurtre de son mari avant d'être graciée, est décédée jeudi dernier.

Jacqueline Sauvage, le 6 janvier 2016 sur France 2.  France 2

Jacqueline Sauvage, le 6 janvier 2016 sur France 2. France 2

Son histoire avait profondément ému. Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent, avant d'être graciée par l'ancien chef de l'Etat François Hollande en décembre 2016, était devenue un symbole des femmes battues. Selon La République du Centre, elle est décédée le 23 juillet à son domicile de La Selle-sur-le-Bied (Loiret), commune d'un millier d'habitants où s'est noué le drame conjugal. Ses obsèques ont eu lieu mardi. Une information confirmée par l'AFP auprès d'une de ses filles et d'une de ses avocates. 

Elle 2017, elle avait livré pour la première fois son témoignage direct et personnel dans un livre intitulé "Je voulais juste que ça s'arrête". "J'ai fermé les yeux et tiré trois fois", racontait-elle à propos de cette journée du 10 septembre 2012 où elle a abattu son mari de trois coups de fusil, dans leur maison près de Montargis, dans le Loiret. "Ce jour-là, il avait juré de tous nous éliminer : 'Je vais te crever! Je vais crever tes gosses!' Ce jour-là, il m'avait frappée. Un poing dans la lèvre. Ce jour-là, il m'avait coursée comme un animal apeuré dans la maison" expliquait-elle.  

"La justice m'a renvoyé à la figure ma culpabilité"

Alors que la grâce du président de la République avait mis fin à ses démêlés avec la justice, elle a toujours reproché aux magistrats de ne pas avoir cherché à la comprendre, et d'avoir mis en doute la parole de ses filles, qui avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues. "La justice m'a simplement renvoyé à la figure ma culpabilité", disait-elle. 

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