L’avocate et figure féministe Gisèle Halimi est morte à 93 ans

Publié le par Libération

(Photo AFP. Gisèle Halimi, au centre, au palais de justice d'Aix-en-Provence le 2 mai 1978)

(Photo AFP. Gisèle Halimi, au centre, au palais de justice d'Aix-en-Provence le 2 mai 1978)

Disparition.

L'avocate et ancienne députée Gisèle Halimi est morte ce mardi, au lendemain de son 93e anniversaire. «Elle s'est éteinte dans la sérénité, à Paris», a déclaré l'un de ses trois fils, Emmanuel Faux, estimant que sa mère avait eu «une belle vie». Cette grande figure féministe est notamment connue pour avoir consacré sa vie à la cause des femmes et au droit à l'avortement.

Avocate engagée, elle s'est fait connaître lors du procès emblématique de Bobigny, en 1972, où elle défend une mineure jugée pour avoir avorté suite à un viol. Elle obtient la relaxe de la jeune femme et parvient à mobiliser l'opinion, ouvrant la voie à la dépénalisation de l'avortement, début 1975, avec la loi Veil. Quatre ans plus tôt, elle fondait avec Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir l'association pour le droit à l'avortement «Choisir la cause des femmes». La même année, elle était l'une des signataires du célèbre manifeste des 343 femmes disant publiquement avoir avorté.

Son combat se poursuit à l'Assemblée, en tant que députée de l'Isère (apparentée PS), élue en 1981. Cette fois-ci pour le remboursement de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), finalement voté en 1982. Avant de prendre ses distances avec le Parti socialiste après son élection à l'Assemblée. Débarrassée de ses fonctions politiques, elle fait partie en 1998 de l'équipe qui crée Attac (Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne).

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