Décès de Jean Gandois, ancien chef de file du patronat

Publié le par Ouest-France Avec AFP

Il s’est éteint à l’âge de 90 ans mardi 11 août. Il démissionna en 1997 de la présidence du Conseil national du patronat français pour protester contre la loi sur les 35 heures.

Jean Gandois, président du CNPF (Conseil national du patronat français) est décédé le 11 août. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Jean Gandois, président du CNPF (Conseil national du patronat français) est décédé le 11 août. | ARCHIVES OUEST-FRANCE

Jean Gandois, le président de l’organisation patronale Conseil national du patronat français (CNPF), ancêtre du Medef, qui démissionna de ce poste pour protester contre les 35 heures, s’est éteint le 7 août à l’âge de 90 ans, selon un avis de décès paru mardi dans Le Figaro .

Ce polytechnicien s’était illustré par une carrière très dense de capitaine d’industrie, à la tête de fleurons de l’acier et de la chimie comme Sollac, Rhône-Poulenc, Péchiney et Cockerill-Sambre.

"Un vrai capitaine d’industrie qui a toujours mis l’économie avant la finance et a développé un double projet économique et social", a tweeté Martine Aubry, qui fut ministre du Travail du gouvernement de Lionel Jospin qui décida le passage à la semaine de 35 heures. Martine Aubry avait été recrutée en 1989 comme directrice générale adjointe du groupe public Péchiney par M. Gandois.

« Parfaitement bernés » sur les 35 heures

"Nous avons été parfaitement bernés" sur les 35 heures, avait réagi le président du CNPF le 10 octobre 1997. Trois jours plus tard, il prenait la décision sans précédent de démissionner de la présidence du CNPF, principale organisation patronale française et ancêtre du Medef actuel.

"Attristé du décès de Jean Gandois", a tweeté mardi le vice-président et porte-parole du Medef Fabrice Le Saché.

M. Gandois a également œuvré comme administrateur de certains grands groupes en France, de Paribas à Peugeot en passant par Danone, Suez ou Schneider.

Il avait fait ses premières armes internationales en participant à la construction d’équipements routiers en Guinée, au Brésil et au Pérou, avant d’entrer en 1961 chez les maîtres de forge De Wendel, et de prendre en 1972 la direction des aciéristes Sacilor et Sollac.

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