Gandois Jean

Publié le par Mémoires de Guerre

Jean Gandois, né le 7 mai 1930 à Nieul (Haute-Vienne) et mort le 7 août 2020 en Sologne, est un chef d'entreprise, industriel et syndicaliste français. Il est président du CNPF entre 1994 et 1997. Il est présenté comme un des derniers « grands capitaines d'industrie de l'histoire économique européenne ». 

Gandois Jean
Gandois Jean

Carrière

Né d'un père, libre-penseur et percepteur et d'une mère très religieuse qui l'a profondément influencé à tel point que, jusqu'à l'âge de 12 ans, le petit Jean voulait être prêtre. Ancien élève de l'École polytechnique de la promotion 1949, il devient ingénieur des Ponts et Chaussées. De 1954 à 1960, il est embauché par les Travaux publics de Guinée en tant qu'expert pour les programmes routiers du Brésil et du Pérou. En 1961, il rentre dans le groupe Wendel et après diverses fonctions, devient en 1972 directeur général de Sacilor, puis président directeur général de Sollac. En 1976, il entre chez Rhône-Poulenc, à la demande du président Renaud Gillet, pour en devenir son directeur général puis président directeur général. Il quitte le groupe en 1982 et exerce jusqu'en 1986 l'activité de consultant international. En 1986, il devient président directeur général de Pechiney - il y croise alors Martine Aubry qui devient sa directrice adjointe en 1989 - groupe qu'il quitte en 1994 pour prendre la présidence du Conseil national du patronat français (CNPF, ancien nom du Medef).

Se sentant dupé par le nouveau gouvernement de majorité socialiste après le vote de la loi d'adoption des 35 heures et critiqué pour sa gestion du dossier, il démissionne de ce poste avec fracas en 1997. De 1987 à 1999, il exerce simultanément les fonctions de président de Cockerill-Sambre. Il est nommé président d'honneur du Medef. Il a aussi été administrateur de plusieurs sociétés dont BSN, Compagnie Financière de Paris, Lyonnaise des Eaux, Vallourec, Cie Française Philips, Hewlett Packard France. Il est également membre du Conseil de Surveillance de Peugeot S.A. Il fut également censeur d'Eurafrance et administrateur de l'Institut Curie. Selon l’ancien syndicaliste Louis Smal qui se trouvait dans son domaine en Sologne, près d’Orléans, son état de santé s’était détérioré à la suite d’une chute. “Ce n’est pas une maladie qui l’a emporté, mais la vieillesse”, a-t-il ajouté. 

Distinctions

  • Grand-croix de l'ordre de la Couronne (Belgique, 1985)
  • Commandeur de la Légion d'honneur (1994)
  • Membre honoraire de l'ordre d'Australie (1995)
  • Grand cordon de l'ordre de Léopold (Belgique, 1999)
  • Docteur honoris causa des universités de Liège et de Louvain
  • Médaille d'or de la fondation Jean-Monnet pour l'Europe
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