Volé pendant la Seconde Guerre mondiale, un tableau rendu par le fils d'un soldat allemand, exposé à Verdun

Publié le par France Bleu par Nathalie Broutin, Mohand Chibani, France Bleu Sud Lorraine, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Le Centre Mondial de la Paix à Verdun se prépare à exposer, à partir de la mi-août, une oeuvre d'art restituée à la France après avoir été volée pendant la Seconde Guerre mondiale. Le fils d'un soldat allemand a contacté l'Ambassade de France. Mais l'origine du tableau reste mystérieuse.

Le tableau, une oeuvre du peintre français Nicolas Rousseau, de l'école de Barbizon, a quitté la France au printemps 1944 - Ambassade de France en Allemagne

Le tableau, une oeuvre du peintre français Nicolas Rousseau, de l'école de Barbizon, a quitté la France au printemps 1944 - Ambassade de France en Allemagne

Un tableau, volé en France par un soldat allemand pendant la Seconde Guerre mondiale, a été restitué et sera bientôt exposé à Verdun dans la Meuse. L'origine du tableau, le lieu de la spoliation et l'identification des propriétaires légitimes n'ont pas été établis avec précision, indique le Centre Mondial de la Paix, des libertés et des droits de l'homme. Un lieu qui a été choisi par la Commission d'Indemnisation des Victimes de Spoliations pour accueillir le tableau.  

Une restitution officielle sera organisée à Verdun "pour souligner cet acte très symbolique de l'amitié franco-allemande". Dès la mi-août , la peinture sera exposée aux visiteurs. Elle représente un paysage, signé par le peintre français Nicolas Rousseau, un élève de l'école de Barbizon.

76 ans après le vol , le fils d'un soldat allemand écrit à l'ambassade de France à Berlin 

C'est le fils d'un soldat allemand qui a écrit à l'ambassade de France en janvier 2019, avec ce message :  "Je suis en possession d'une huile sur toile que mon père, sur ordre de son supérieur, dut emmener à Berlin. Après toutes ces années, je souhaite à présent que cette oeuvre retourne à son lieu d'origine". 

L'homme a confié que son père, sous-officier dans un bataillon du génie de l'aviation militaire stationné en France durant la Seconde guerre mondiale, notamment dans les régions de Saint-Omer et Fécamp, a reçu l'ordre, lors d'une permission, d'emporter le tableau avec lui. Arrivé à Berlin, il a découvert à l'adresse du bâtiment de livraison "un champ de ruines". Le soldat a alors décidé  de garder l'oeuvre dans son appartement. 

Le Centre Mondial de la Paix en présentant cette oeuvre au public, souhaite "faire progresser la recherche sur la provenance de ce tableau" et "contribuer à la présentation historique d'un module d'exposition relatif à la Seconde guerre mondiale".

Publié dans Articles de Presse

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