Mort de Juliette Gréco : l'hommage bouleversant de Serge Lama

Publié le par Voici par Myriam Guyard

« Bonne nuit, jolie môme » Deux jours après l’annonce du décès de Juliette Gréco, les hommages affluent. Cette fois, c’est Serge Lama qui a pris sa plus belle plume pour un adieu à celle qu’il a tant aimée.

Mort de Juliette Gréco : l'hommage bouleversant de Serge Lama

Juliette Gréco a tiré sa révérence. Mercredi 23 septembre, la chanteuse au franc-parler légendaire s’est éteinte à l’âge de 93 ans, à son domicile de Ramatuelle, dans le sud de la France. Muse de tant d’artistes, Juliette Gréco a marqué l’histoire de la chanson française avec ses vibrantes interprétations de titres devenus cultes, qu’il s’agisse de La Javanaise, La Valse brune ou encore Jolie môme. Tout au long de sa carrière, Juliette Gréco aura travaillé avec les plus grands, à l’instar de Serge Gainsbourg ou encore Serge Lama. Il aura d’ailleurs fallu un peu de temps à ce dernier, anéanti, pour rendre hommage à son amie de toujours. « Elle était glacée comme un lac, brûlante comme la braise. Elle était la plus que vivante quand elle vibrait sur scène. Elle disséquait admirablement ses chansons, les mettait en scène », a écrit Serge Lama dans un vibrant hommage posté sur les réseaux sociaux, jeudi 24 septembre.

Serge Lama nostalgique

Le chanteur de 77 ans a offert à ses fans un hommage bouleversant, honorant la mémoire d’une grande chanteuse hors-pair, dépourvue d’ego ou de prétentions : « Madame Gréco, une intellectuelle ? Elle vous aurait ri au nez. Non, la qualité était son maître-mot. Elle m'a fait l'honneur de me chanter », a ainsi écrit l’interprète de Je suis malade. Avant d’exprimer des regrets : « J’aurais volontiers œuvré davantage pour elle, des malentendus se sont mis en travers de nos routes. »

Pour Serge Lama, Juliette Gréco a été « témoin d'une époque où l'intelligence était aux commandes ». Fidèle à lui-même, le chanteur en a profité pour faire à nouveau part de son amertume face aux temps qui changent, se souvenant d’une « époque qui semble nous quitter ». « Elle emporte avec elle ses secrets et une part de nous-mêmes. Bon sommeil, Madame ! Vous qui aimiez la vie à la folie, qui fûtes l'une des premières femmes libres. Je vous souhaite un bel au-delà. Bonne nuit, jolie môme ! », a conclu Serge Lama.

[JULIETTE GRÉCO]

Elle était glacée comme un lac, brûlante comme la braise. Elle était la plus que vivante quand elle vibrait sur scène. Elle disséquait admirablement ses chansons, les mettait en scène. On eut dit qu'elles étaient d’elle. En les créant, elle leur donnait la vie, mais hélas la Camarde de Brassens frappe à coup sûr. Madame Gréco, une intellectuelle ? Elle vous aurait ri au nez. Non, la qualité était son maître-mot. Elle m'a fait l'honneur de me chanter. J'aurais volontiers œuvré davantage pour elle, des malentendus se sont mis en travers de nos routes. Et Brel a eu l'élégance de lui offrir son ultime album. Elle est le témoin d'une époque où l'intelligence était aux commandes, une époque qui semble nous quitter. Elle emporte avec elle ses secrets et une part de nous-mêmes. Bon sommeil, Madame ! Vous qui aimiez la vie à la folie, qui fûtes l'une des premières femmes libres. Je vous souhaite un bel au-delà. Bonne nuit, jolie môme !

Serge Lama

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