Aux Pays-Bas, les musées font face à l'appétit pour les objets nazis

Publié le par Le Point

Alors que les vols se multiplient, des musées ont dû prendre des mesures pour mettre à l'abri certains objets, rapporte « The Guardian ».

Une photo de Hitler, vendue lors d'une vente aux enchères en Allemagne, en novembre 2019. (Photo d'illustration) © Matthias Balk / dpa / Matthias Balk/dpaMatthias Balk

Une photo de Hitler, vendue lors d'une vente aux enchères en Allemagne, en novembre 2019. (Photo d'illustration) © Matthias Balk / dpa / Matthias Balk/dpaMatthias Balk

La demande mondiale d'objets « souvenirs » de la Seconde Guerre mondiale et du régime nazi est importante, et cela se ressent dans les musées néerlandais dédiés au conflit mondial. Selon The Guardian, plusieurs musées des Pays-Bas ont dû renforcer leur sécurité après avoir subi plusieurs vols d'objets liés au nazisme. C'est le cas du musée de la Guerre 1940-1945 de la commune de Loon op Zand qui a retiré de ses espaces publics les couverts personnels d'Adolf Hitler et du chef des SS Heinrich Himmler, explique NOS, radio-télévision publique du royaume. Des objets liés aux Jeunesses hitlériennes et des uniformes SS ont également été retirés de la vue du public. Une nouvelle porte sécurisée a été installée. Le musée d'Arnhem, lui, a installé un barrage routier pour que les camions ne puissent pas entrer sur le site.

Si les musées ont peur, c'est que les cambriolages se multiplient. Deux musées consacrés à la guerre, situés à Ossendrecht et à Beek, ont été cambriolés récemment, respectivement à la mi-octobre et à la mi-août. Dans celui d'Ossendrecht, des objets représentant plusieurs centaines de milliers d'euros ont été dérobés, dont, notamment, un fusil utilisé par des parachutistes allemands avec une valeur estimée à 50 000 euros. Selon le propriétaire du musée, Jan de Jonge, les objets liés aux Alliés n'ont pas été volés, seuls ceux ayant un lien avec les Allemands ont intéressé les voleurs, « particulièrement les vêtements », a-t-il souligné au Guardian. « Ils ont pris les objets qui peuvent être vendus à l'international », ajoute-t-il.

Des objets uniques, invendables

À Beek, le butin est bien plus important : 1,5 million d'euros. Le propriétaire de ce musée, Wim Seelen, estime que les voleurs savaient ce qu'ils cherchaient et que ce vol était une commande. « La plupart des objets volés sont si uniques que vous ne pouvez pas les vendre », déclare-t-il. Il pense que, lorsqu'ils feront leur réapparition sur le marché, ils seront vite reconnus.

Publié dans Articles de Presse

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