Estelle Mouzin : Michel Fourniret bientôt confronté à Monique Olivier

Publié le par RTL par Félix Roudaut et AFP

Le tueur en série fera face à son ex-épouse qui l'accuse du meurtre et du viol de la jeune Estelle Mouzin, disparue en 2003. Son corps n'a jamais été retrouvé.

 Michel Fourniret, le 30 avril 2008 Crédit : ALAIN JULIEN / AFP

Michel Fourniret, le 30 avril 2008 Crédit : ALAIN JULIEN / AFP

Nouvel épisode dans l'affaire Fourniret : le tueur en série doit être confronté vendredi 9 octobre 2020 à son ex-épouse Monique Olivier a appris ce jeudi l'Agence France-Presse de source proche du dossier. Cette dernière l'a récemment accusé d'avoir violé et tué la jeune Estelle Mouzin en 2003 dans les Ardennes. 

La juge d'instruction Sabine Khéris, qui a repris la conduite de cette enquête en 2019, a par ailleurs prévu un déplacement avec les deux ex-époux le 15 octobre prochain à Guermantes (Seine-et-Marne), où avait disparu la fillette de neuf ans le 9 janvier 2003, puis dans les Ardennes à la fin du mois, selon cette source.

À 78 ans, Michel Fourniret, dont les déclarations alambiquées et les problèmes de mémoire compliquent la tâche des enquêteurs, avait fini par avouer en mars sa responsabilité dans l'affaire Estelle Mouzin : "Je reconnais là un être qui n'est plus là par ma faute", avait-il déclaré à la juge. Il avait aussi estimé "pertinent" le fait que le corps de la fillette puisse être dans l'une de ses anciennes propriétés des Ardennes.

Les accusations de Monique Olivier

En août, devant la juge d'instruction, Monique Olivier, qui avait déjà accusé son ex-mari du meurtre de la fillette, avait précisé que celui-ci l'avait séquestrée, violée et tuée dans une maison, à Ville-sur-Lumes (Ardennes).

Cette maison, qui avait appartenu à la sœur défunte de Fourniret, ainsi que le château du Sautou - une ancienne propriété du tueur - ont fait l'objet fin juin de fouilles par les enquêteurs, qui n'ont toutefois pas permis de retrouver le cadavre.

Le tueur en série, mis en examen en novembre pour "enlèvement et séquestration suivis de mort" dans ce dossier, a été de nouveau entendu par la magistrate fin août, mais rien n'a filtré de cette audition.

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