L'ancien ministre et médecin Bernard Debré est mort

Publié le par Les Echos par Laurance N'Kaoua

Fils de Michel Debré, frère de Jean-Louis Debré, cet urologue réputé avait occupé de nombreuses responsabilités politiques. Il est décédé à 75 ans emporté par un cancer.

L'ancien ministre et médecin Bernard Debré est mort

Les maux et les mots meublaient son univers. Urologue de renom, député d'Indre et Loire puis de Paris, ministre de la Coopération sous Mitterrand et écrivain, Bernard Debré, 75 ans, est décédé dimanche, emporté par un cancer... quelques heures seulement avant son frère François, ancien grand reporter.

Robert, Michel, Jean-Louis

Issu d'une illustre famille de Gaullistes, Bernard s'était fait un prénom. Né à Toulouse en 1944, il avait grandi entouré d'un grand-père, Robert, célèbre pédiatre, d'un père, Michel, Premier ministre de De Gaulle et d'un frère jumeau, Jean-Louis, ex-ministre, qui présida l'Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel.

Chirurgien, il prit, dès 1990, les rênes du service d'urologie de l'hôpital Cochin. Non sans avoir été élu, en 1986, député en même temps que son frère. 

Passé par le RPR, l'UMP puis LR, ce père de quatre enfants, fut également maire de Saint-Ambroise.

Franc-parler

Entre médecine et politique, Bernard, qui opéra François Mitterrand et nombre de chefs d'Etats africains, bâtit des ponts. Il rédigea de nombreux ouvrages, notamment sur l'éthique médicale, et garda toujours son franc-parler. Ainsi en 2015, il avait co-écrit le « Guide controversé des 4.000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux ».

De même, ce soutien de François Fillon à la présidentielle de 2017 maintenait que l'UMP n'avait « pas à se courber devant Nicolas Sarkozy » sans passer par une primaire.

Dimanche, le député LR Eric Ciotti a évoqué un «homme libre», «passionné et entier».

Homme d'action

Emmanuel Macron a salué un «héritier du gaullisme», qui «de l'hôpital à la politique (...) fut toute sa vie un homme d'action».

« C'est avec la même énergie que Bernard Debré soignait les maux de ses patients et ceux de ses concitoyens », a commenté, pour sa part, le Premier ministre et ancien LR Jean Castex.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article