La dentiste accusée d’afficher des tatouages nazis est renvoyée

Publié le par Le Progrès par L. B.

Le groupe Labelia, employeur de la dentiste de Sathonay-Camp accusée d’exhiber des tatouages nazis a exprimé ce mercredi matin dans un communiqué le renvoi immédiat de l’employée mise en cause.

Le mardi 13 octobre au matin, des affiches accusant une dentiste de Sathonay-Camp de porter des tatouages nazis ont été découvertes sur la vitrine du praticien. Photo Progrès /DR1 /1

Le mardi 13 octobre au matin, des affiches accusant une dentiste de Sathonay-Camp de porter des tatouages nazis ont été découvertes sur la vitrine du praticien. Photo Progrès /DR1 /1

« Nous avons pris la décision de nous en séparer avec effet immédiat », peut-on lire dans le message du groupe lyonnais.

« Campagne de dénigrement »

« La Direction de Labelia a convoqué la praticienne (salariée depuis 1 an)  pour comprendre précisément le contexte dans lesquels ces tatouages ont été réalisés et la signification qu’elle leur attribue. Le praticienne a également été invitée à se rendre à la Gendarmerie pour répondre aux questions des enquêteurs », évoque le groupe qui confirme le dépôt d’une plainte auprès des gendarmes de Sathonay-Camp pour identifier les auteurs de « cette campagne de dénigrement ».

L'entreprise déplore «la campagne médiatique menée depuis hier qui, indépendamment de son objet et du but poursuivi, provoque des dégâts collatéraux potentiels inacceptables sur l’image de Labelia».

Convoquée au Conseil de l’Ordre des chirurgiens-dentistes du Rhône

Le Conseil de l’Ordre des chirurgiens-dentistes du Rhône, de son côté, a convoqué la praticienne jeudi. L’instance n’a pas à connaître des opinions politiques de ses membres, «à moins que cela nuise à l’éthique ou à l’honneur de la profession», explique son président, Alain Chantreau.

«Ce qui est préjudiciable, c’est de s’afficher avec des tatouages comme ça sur un réseau social ouvert à tout le monde, en se montrant dans sa salle de soins et en tenue professionnelle», considère le responsable. «On a un rappel à l’ordre à lui faire et en fonction de ses réponses, on décidera d’éventuelles poursuites disciplinaires», précise M. Chantreau.

Une enquête ouverte

La dentiste avait déjà porté plainte mardi et une enquête a été ouverte «du chef d’atteinte à la vie privée en vue de troubler la tranquillité d’autrui», selon le parquet de Lyon qui a parallèlement ouvert une enquête pour «provocation à la haine raciale», visant cette fois les tatouages portés par la jeune femme.

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