Vosges : il tombe sur un obus encore actif et le dépose devant la gendarmerie

Publié le par Le Point

L'engin, datant de la Seconde Guerre mondiale, a été désamorcé devant le bâtiment par une équipe de démineurs, raconte « Vosges Matin ».

Les gendarmes des Vosges étaient remontés sur Facebook. (Photo d'illustration) © DENIS CHARLET / AFP

Les gendarmes des Vosges étaient remontés sur Facebook. (Photo d'illustration) © DENIS CHARLET / AFP

« Quitte à déposer quelque chose devant une gendarmerie, préférez un petit mot de soutien ou un joli dessin. » Le début du message posté sur Facebook par la gendarmerie des Vosges dimanche semble prendre l'événement de manière légère. Mais le reste du texte l'est beaucoup moins : « Cet obus trouvé par un promeneur en forêt et laissé devant la brigade de Châtel-sur-Moselle nous a mobilisés de longues heures samedi après-midi… » écrivent les gendarmes à côté de la photo de l'engin dans un sac plastique.

Un homme, qui est tombé sur cet obus encore actif dans une forêt des Vosges, a en effet déposé l'engin devant la brigade de gendarmerie, rapporte Vosges Matin. Samedi, cet habitant de Châtel-sur-Moselle part en forêt pour une promenade et trouve un obus encore intact utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale. Au lieu d'appeler la police pour signaler sa découverte, l'individu emporte l'engin pour le déposer à la brigade de gendarmerie de Châtel.

L'obus toujours actif

Sur place, les gendarmes se retrouvent à définir un périmètre de sécurité autour du bâtiment situé en plein milieu de la commune et à quelques mètres de plusieurs habitations. L'obus est alors déposé devant la gendarmerie, avant l'intervention d'une équipe de démineurs venue de Colmar. Les conséquences auraient pu être dramatiques. Les professionnels, en inspectant l'objet, découvrent que l'obus est encore actif et qu'il aurait pu à tout moment exploser. L'engin est finalement désamorcé de justesse. Pour que l'histoire ne se répète pas, la gendarmerie des Vosges distille ses conseils : « Ne pas manipuler l'engin suspect, le protéger, le masquer des vues, baliser la zone, ne pas se fier aux « connaisseurs » et surtout « composez le 17 ».

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