Anniversaire : 50 ans après sa mort, les traces de Charles de Gaulle encore présentes à Lyon

Publié le par France 3 Auvergne Rhöne-Alpes par Myriam Figureau avec Sandie Goldstein

Du chef de la France Libre au président de la 5e République, la ville de Lyon, appelée par lui "Capitale de la Résistance" se souvient de Charles de Gaulle. Des traces dans les archives audiovisuelles ou de la presse régionale. Et des petites phrases passées dans la mémoire collective

 Le Général de Gaulle au balcon de l'Hôtel de Ville de Lyon en octobre 1958 • © INA

Le Général de Gaulle au balcon de l'Hôtel de Ville de Lyon en octobre 1958 • © INA

Dans cet extrait des actualités de l'époque, on ne voit que lui. La haute silhouette du Général de Gaulle domine tout le monde comme sur les Champs Elysées le 26 août 1944.

C'est 15 jours plus tard, le 14 septembre 1944 que de Gaulle choisit Lyon comme la première étape de sa tournée des villes libérées. Sans doute un peu d'émotion chez cet homme, qui lève légèrement les bras pour rythmer son pas dans les rues où les Lyonnais se sont rassemblés. Et c'est du haut du balcon de l'Hôtel de Ville, devant une place des Terreaux archi-comble, qu'il prononce cette phrase historique : "Lyon, capitale de la résistance".

La ville a été libérée au début du mois. Mais ils sont peu encore à cette époque à se souvenir que, plus d'un an auparavant, le chef de la Résistance unifiée, Jean Moulin, le représentant de Gaulle, a été arrêté, et torturé à mort par les Allemands comme tant d'autres résistants, fusillés ou déportés. Et parmi ces milliers de combattants de l'ombre, Denise Jacob-Vernay, soeur ainée de Simone Veil, agent de liaison à Lyon dont l'auteur et romancier Antoine de Meaux vient de raconter l'histoire dans un livre "Miarka" paru il y a quelques semaines aux Editions Phebus. 

Charles de Gaulle reviendra 14 ans plus tard, le 5 octobre 1958, pour inaugurer le pont de Lattre de Tassigny. Un hommage à ce compagnon de route, héros de la Seconde guerre mondiale et Compagnon de la Libération. Mais déjà le malentendu avec la presse est bien présent. Et pour cause : la veille a été promulguée la nouvelle constitution lançant la 5e République. Le discours du chef de l'Etat apparait naturellement à la presse régionale comme un "discours inaugural" de la nouvelle République. 

Il revient à Lyon en 1963 puis en 1968. Cette année-là, c'est surtout la grogne des Français, racontée par les journaux de l'époque qui s'affiche dans leurs colonnes : grèves, débrayages, manifestation contre le plan d'austérité.

Et pourtant, lors de cette visite, où il inaugure la Foire de Lyon, Charles de Gaulle, défendant son projet de régionalisation, aura cette phrase quasi prémonitoire "Lyon, Métropole européenne"! Une illustration de plus de son "sens de la formule", comme l'explique Bruno Galland, directeur des Archives Départementales du Rhône. 

    " Cela participe à sa légende. Des phrases courtes, bien ciselées. Et peut-être parfois un enthousiasme qui va un peu au-delà de la phrase initialement prévue. Même si chaque formule était très bien préparée".

Un exemple de communication à suivre ?

Une plaque en tous cas rappelle les différentes visites du "Grand Charles" à Lyon dans la cour de l'Hôtel de Ville de Lyon. 

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article