Décès de Pierre Haute-Pottier, maire de Breuil-le-Vert pendant 38 ans

Publié le par Oise Hebdo par Hassan Sadi

Maire de Breuil-le-Vert de 1970 à 2008, Pierre Haute-Pottier est mort mercredi. Il a marqué de son empreinte cette commune mais aussi le pays du Clermontois.

 Décès de Pierre Haute-Pottier, maire de Breuil-le-Vert pendant 38 ans

Certains ont sans doute l’impression qu’il a toujours été maire de Breuil-le-Vert. Pierre Haute-Pottier est mort mercredi 11 novembre. Natif de Bretagne, à la Chèze en 1934, Pierre Haute-Pottier arrive dans l’Oise en 1945 après avoir perdu sa mère de maladie et son père dans les camps d’extermination. Il est adopté par sa tante Maria et son mari Claude Pottier, à Fitz-James. Il s’engage à 16 ans à l’école des mousses, puis passe 6 mois au Japon pendant la guerre d’Indochine et sert enfin à la frontière tunisienne lors de la guerre d’Algérie. Il se marie en 1956 avec Yolande Bimont et s’installe définitivement à Breuil-le-Vert et fonde une famille de 4 enfants aujourd’hui composée aussi de 6 petits-enfants et 2 arrière-petits-enfants.

Engagement politique

Pierre Haute-Pottier entre au conseil municipal de Breuil-le-Vert au milieu des années soixante. Il devient maire de la commune en 1970. Il est rééelu sans interruption année après année. Il décide finalement de raccrocher les gants, en 2008, à l’âge de 74 ans. Maire, Pierre Haute-Pottier a aussi été vice-président du district – structure ancêtre de la communauté de communes du pays du Clermontois (CCPC). Président de la vallée de la Brèche il était aussi gérant de tutelles au CHI, Centre Hospitalier Intercommunal, où il a fait toute sa carrière.

La commune de Breuil-le-Vert lui doit de nombreuses réalisations parmi lesquelles : la salle des fêtes du Grand Air et son théâtre de verdure, le stade, les courts de tennis, le nouveau cimetière, la nouvelle mairie, la maternelle de Giencourt…

Il a activement pris part à la naissance de la CCPC en étant un de ses vice-présidents. La création de la piscine intercommunale lui tenait très à cœur, il voulait que tous les enfants sachent nager. La commune lui doit aussi une intense participation à la création du lycée Roberval, du collège Cousteau ou encore de la zone d’activité où vient de s’installer la boulangerie Louise. L’inauguration d’une rue à son nom, dont les plaques sont déjà posées, est prévue pour un avenir proche. «Cela lui aurait fait très plaisir car sa commune, c’était sa passion», explique Patricia, sa fille.

«Une vie sans rien devoir à personne»

«Depuis ses 16 ans, il a fait sa vie sans rien devoir à personne, poursuit Patricia, Je crois que c’était ce qui l’animait le plus : être là pour les autres, au service des autres, mais ne jamais rien devoir à personne et pour qui la devise de notre République, “Egalité, fraternité et liberté” avait tout son sens. Son décès au petit matin du 11 novembre (4 h 45) est un symbole qui lui correspond entièrement : la signature de la fin de la Première Guerre mondiale, premier jour de la paix, c’était la commémoration la plus importante pour lui, tant pour le devoir de mémoire que pour son désir de paix.»

«Calme, mesuré, déterminé et humble. Il n’a jamais oublié ses racines de paysan breton. Un homme bien, un homme de paix», achève sa fille.

Les obsèques de Pierre Haute-Pottier auront lieu, mercredi 18 novembre. Un hommage républicain sera rendu à 14 heures à la mairie. La cérémonie à l’église de Breuil-le-Vert est prévue à 15 heures. Il sera ensuite enterré au vieux cimetière de Breuil-le-Vert, à deux pas de l’ancienne mairie où il débuta ses mandats de maire.

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