Décès à Lyon. La dernière toile de Jeannine Gay-Villon

Publié le par Lyon People

Jeannine Gay-Villon, en décembre 2019 lors de l'inauguration de l'Espace Eugène Villon à Caluire - Photos @ Fabrice Schiff pour Lyon People

Jeannine Gay-Villon, en décembre 2019 lors de l'inauguration de l'Espace Eugène Villon à Caluire - Photos @ Fabrice Schiff pour Lyon People

On ne s’attendait pas à une issue aussi soudaine, tant Jeannine Gay-Villon (née Jeannine Chambard) était dynamique, jusqu’à ce mardi 17 novembre 2020 où elle nous a quittés, suite à une longue maladie et à une brutale et fatale rupture du col du fémur, il y a deux mois.

Née quai Clémenceau, à Caluire le 6 octobre 1924, où son grand père Joseph Chambard (décédé a 70 ans en 1938) acquiert une grande demeure quasiment à sa naissance, l’enfance de Jeannine Chambard est très heureuse dans cette maison comme le démontre la photo d’elle -enfant- dans la propriété Les Arcades (voir Lyon People n°197, de juin 2019, numéro « spécial Caluire », pages 236 et 237).

Décès à Lyon. La dernière toile de Jeannine Gay-Villon

Elle est très proche du peintre caluirard Eugène Villon, -qui n’est autre que son grand-père maternel- et qui est un globe-trotter infatigable dès qu’il s’agit de faire un paysage dans les capitales européennes ou de brosser un portrait d’homme sur les continents méditerranéens (de la Bretagne à l’Algérie). C’est Eugène Villon qui créé à Lyon en 1934, la société des aquarellistes lyonnais, avec son ami Antoine Barbier (1858-1948).

Jeannine est à bonne école pour rassasier sa soif du beau, avec eux.

Sa maman Marthe Chambard-Villon (1899-1992) adopte très tôt, la peinture à l’eau. Ensuite, Jeannine se marie en 1944, à l’âge de 20 ans, avec Jean-Paul Gay, qui est cadre dans une entreprise de BTP. Elle quitte Lyon, pour suivre son mari, muté à Paris. Naitront un garçon Paul et une fille, Marie-Claire qui auront -à leur tour- trois enfants, qui donneront quatre arrière-petits-enfants, au couple, installé -depuis la retraite de Jean-Paul Gay, en 1985- à Fontaines-Saint-Martin, dans leur maison, qui a servi de base à l’équipe des aquarellistes lyonnais.

Parmi les habitués 12 sociétaires permanents Philippe Allain, Thierry Grosfiley, André Lebreux, Patrick Galante, Marius Cousin, Georges Boulé, Gilbert Abric, Christiane Bonicel, Gilles Durand, Franck Hereté, et les regrettés Claudius Pralus, Jean Clément, Christian Royer, Jean Lavagna… Tous invités autour de bonnes tablées, par l’infatigable Présidente, à exposer leurs œuvres chaque mois de novembre, au centre Berthelot de Lyon.

Décès à Lyon. La dernière toile de Jeannine Gay-Villon

C’est en 1995, que Jeannine Gay-Villon fait appel à moi pour écrire un beau livre sur son grand-père « Eugène Villon peintre de l’Europe », édité chez son ami René Berlivet (éditions Les Traboules). L’an dernier, le maire Philippe Cochet, ami du couple a installé en décembre 2019, avec Jeannine, un espace Eugène Villon à l’Hôtel de ville de Caluire (photo ci-dessus).

Laissons à son fidèle compagnon (et complice d’une vie), son mari Jean-Paul Gay, le soin de parler de son épouse Jeannine « C’était une petite femme, mais qui savait ce qu’elle voulait, s’agissant de ses peintres… Il ne fallait pas la contrarier… elle était capable du pire mais aussi du meilleur, pour preuve les 70 années de pur bonheur passées à ses côtés…». 

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