Dossier Anigo : Jean-Luc Barresi, agent de joueurs de foot fiché au grand banditisme, libéré sous caution

Publié le par La Provence par R.C.

Après deux mois de détention, l'avocat de Jean-Luc Barresi, Me Pierre Bruno, a obtenu aujourd'hui auprès de la cour d’appel d’Aix sa remise en liberté sous contrôle judiciaire strict et contre une caution de 75 000 euros.  Photo archives Serge Mercier

Après deux mois de détention, l'avocat de Jean-Luc Barresi, Me Pierre Bruno, a obtenu aujourd'hui auprès de la cour d’appel d’Aix sa remise en liberté sous contrôle judiciaire strict et contre une caution de 75 000 euros. Photo archives Serge Mercier

Début octobre, Jean-Luc Barresi, l'agent de joueurs de foot fiché au grand banditisme, avait été emporté dans un vaste coup de filet de la police judiciaire qui avait notamment ciblé des membres de la "bande de la Capelette" mais aussi Michel Campanella, considéré comme le "parrain" de Marseille, et José Anigo, l’ex-directeur sportif de l’OM. Ce dernier a été mis en examen pour avoir tenté de récupérer, via les jeunes de la Capelette, une importante somme d’argent auprès du patron de la discothèque aixoise Le Mistral, avec en toile de fond les commissions générées par la signature d’Isaac Lihadji, un jeune talent de l’OM, à Lille mais aussi un présumé projet de vengeance de l’assassinat d’Adrien Anigo, en 2013.

Si Jean-Luc Barresi a dû s’expliquer sur son rôle dans cette tentative de recouvrement - "Campanella et lui sont en position de juges de paix dans cette histoire", assure un enquêteur -, il a aussi dû justifier des 281 000 euros trouvés dans sa voiture lors de son interpellation. Selon nos sources, il aurait indiqué aux policiers qu’il s’agissait d’un prêt de 200 000 euros, consenti il y a 4 ans à un agent immobilier suisse, assorti des intérêts, et qu’il aurait été contraint de récupérer en mains propres puisque les virements bancaires vers Dubaï, son pays d'adoption, n'étaient plus possibles…

Après deux mois de détention, son avocat, Me Pierre Bruno, a obtenu aujourd'hui auprès de la cour d’appel d’Aix sa remise en liberté sous contrôle judiciaire strict et contre une caution de 75 000 euros.

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