Indre-et-Loire : le beau-frère de Giscard, ancien maire des Hermites, se souvient

Publié le par La Nouvelle République

L’ancien maire des Hermites, Guy de Brantes, est le beau-frère de Giscard. La belle-famille de l’ex-président possède des terres en Castelrenaudais.

En janvier 2008 à l’inauguration de Cyclopharma. © (Photo archives NR)

En janvier 2008 à l’inauguration de Cyclopharma. © (Photo archives NR)

Le frère d’Anne-Aymone, Guy Sauvage de Brantes, ne tirait ni gloire ni fierté de son tableau de famille, racontait-il à la NR au début des années 2010. Sa chère et noble lignée est installée en Loir-et-Cher voisin, à Authon, depuis 1812, et aux Hermites avec terres, ferme et pavillon de chasse compris. En 1992, Guy Sauvage de Brantes, retraité des États-Unis et de ses affaires de consultant en management, reprend la maison familiale des Hermites à la mort de sa mère. Il est élu maire en mars 2008.

Guy de Brantes avait alors été félicité par Giscard le jour de son élection de maire, « même si on parle peu de politique en famille. Valéry a été maire de Chamalières. Il connaît le métier, lui aussi », témoignait-il alors.

Et Giscard, dans le privé ? « Un beau-frère comme un autre ! On se tutoie, je l’appelle par son prénom. Il est d’une verdeur extraordinaire, au courant de tout, en bonne santé. Il voyage énormément, est au Conseil constitutionnel, à l’Académie française. Il a une activité intellectuelle intense, un QI supérieur ! », répondait Guy Sauvage de Brantes.

L’ancien président venait souvent à Authon, « car c’est proche de Paris », et aux Hermites où, le dimanche, on le voyait à la messe avec Anne-Aymone, aux concerts de musique classique : « Valéry aimait bien ce contact avec les gens ». De son septennat 1974-81, Guy de Brantes avait gardé le souvenir de ce « club des grands présidents » de l’époque qui pouvait se réunir au bord d’une piscine pour parler du destin du monde.

Battu par François Mitterrand, Giscard « a su reconstruire son parcours, après un gros passage à vide ». Guy de Brantes, « Giscardien de cœur », parlait toutefois d’un « gros gâchis » à propos de son beau-frère, « trop vite écarté » de l’Élysée et « meurtri » par le non au référendum européen en 2005.

Publié dans Articles de Presse

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