Présidentielle américaine : Loi martiale, procureur spécial, Cour suprême… Les ultimes recours envisagés par Donald Trump

Publié le par 20 Minutes par P.B. avec AFP (vidéo E. Petit)

ETATS-UNIS Malgré la confirmation de la victoire de Joe Biden par le collège électoral, Donald Trump continue son improbable quête pour renverser le verdict des urnes 

 Election américaine: Quels recours Trump voudrait-il lancer pour faire invalider le scrutin? — 20 Minutes

Election américaine: Quels recours Trump voudrait-il lancer pour faire invalider le scrutin? — 20 Minutes

A moins d’un mois de la fin de son mandat, il envisage tout pour renverser l’élection. Malgré le vote du collège électoral qui a officialisé la victoire de Joe Biden, et plus de 50 défaites devant la justice et deux rejets de la Cour suprême, Donald Trump refuse de rendre les armes. Selon les médias américains, le locataire de la Maison Blanche a notamment posé des questions lors d’une réunion, vendredi, sur la possibilité d’instaurer la loi martiale pour organiser un nouveau scrutin ou de nommer l’avocate controversée Sidney Powell procureure spéciale. Même si c’est improbable en pratique, ces discussions auraient alarmé des hauts responsables américains.

Instaurer la loi martiale

Gracié par Donald Trump, son ex-conseiller Michael Flynn était présent à la Maison Blanche vendredi soir, selon le New York Times. Depuis plusieurs semaines, l’ancien général suggère d’instaurer la loi martiale pour organiser un nouveau scrutin dans plusieurs Etats, une idée qualifiée de « complètement folle » par un haut responsable américain début décembre. Selon le Times, Donald Trump a « posé une question » sur cette possibilité avant que ses conseillers ne balaient cette idée. Samedi, le président américain a démenti, assurant qu’il s’agissait d’une « fausse info ».

La loi martiale n’a plus été utilisée par le gouvernement fédéral depuis la Seconde guerre mondiale. Selon une étude du centre de réflexion juridique Brennan Center for Justice, publiée en août, Donald Trump aurait besoin de l’accord du Congrès pour l’instaurer. « Cela n’arrivera pas », a anticipé dimanche, sur la chaîne CNN, le sénateur républicain Mitt Romney, pour qui « tout cela ne va nulle part ».

Nommer un procureur spécial

Sidney Powell, une avocate qui a représenté la campagne de Donald Trump avant d’être mise sur la touche après de grossières erreurs, était également présente à la réunion. Le président américain aurait évoqué la possibilité de la nommer procureure spéciale afin de lui donner les pleins pouvoirs pouvoir enquêter sur la soi-disant fraude électorale. Lundi, le ministre de la Justice Bill Barr, qui quittera ses fonctions après Noël, a pris ses distances avec le président américain : « Si je pensais nécessaire d’avoir un procureur spécial, j’en nommerais un et je ne l’ai pas fait. J’ai dit qu’il n’y avait pas eu assez de fraude pour affecter l’élection et je m’en tiens là ».

Saisir des machines à voter par décret

Donald Trump aurait également évoqué, selon Axios, la possibilité d’un décret présidentiel pour ordonner la saisie, pour examen, des machines à voter. Sidney Powell relaie depuis des semaines une théorie du complot discréditée selon laquelle les machines à voter de Dominion seraient liées au Venezuela et à Hugo Chavez, et qu’un « algorithme » aurait changé des votes Trump en faveur de Joe Biden.

Nouveau recours devant la Cour suprême

Dimanche, les avocats de Donald Trump ont déposé un nouveau recours devant la Cour suprême, pour lui demander de bloquer les grands électeurs attribués par la Pennsylvanie. Mais après deux rejets de la plus haute instance avant le vote du collège électoral, il apparaît encore plus improbable que la Cour suprême intervienne. Pour Donald Trump, l’heure tourne : le Congrès américain doit officialiser les résultats et la victoire de Joe Biden le 6 janvier.

Publié dans Articles de Presse

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