Rassemblement national : Marine Le Pen n’envisage plus de suspendre les accords de Schengen

Publié le par 20 Minutes avec AFP

LIBRE-CIRCULATION La dirigeante du RN envisage de limiter la circulation des clandestins, et des personnes disposant d’une autorisation de séjour, au niveau européen 

Marine Le Pen, le 29 janvier 2021 à Paris. — AFP

Marine Le Pen, le 29 janvier 2021 à Paris. — AFP

Marine Le Pen n’envisage plus de suspendre les accords de libre circulation de Schengen mais réfléchit à n’autoriser, dans cet espace constitué de 26 pays européens, que les « nationaux européens », qui restent à définir.

« Il est évident qu’aujourd’hui, compte tenu de la composition de l’Union européenne et de son fonctionnement, il est assez difficile d’envisager d’obtenir une unanimité (des voix) sur la capacité à récupérer l’intégralité de la maîtrise de nos frontières », a affirmé la présidente du Rassemblement national, lors d’une conférence de presse, confirmant des informations de L’Opinion.

Réflexions et « esprit européen »

« Mais on peut très bien décider ensemble au moins de limiter les effets les plus négatifs de cette libre circulation des personnes », a ajouté la candidate à l’Elysée, qui a déjà renoncé, depuis son échec à la présidentielle de 2017, à sortir la France de l’UE (Frexit).

« La proposition que je fais (…) c’est de réfléchir à ce que cette libre circulation, dans le cadre d’un esprit européen, auquel nous sommes attachés d’ailleurs, ne s’applique qu’aux nationaux des pays de l’UE », a-t-elle précisé. L’espace Schengen comprend 22 pays de l’UE et quatre pays associés non-membres de l’UE. La libre circulation dans l’espace Schengen ne serait pas autorisée pour « ceux qui ont une autorisation de séjour dans tel ou tel pays de l’UE » ni pour les « clandestins » ou « ceux qui ont déposé une demande d’asile » ou « obtenu une demande d’asile ».

Changement de posture

En conséquence, « chaque pays doit maîtriser sa politique migratoire », a-t-elle fait valoir. « Si l’Allemagne décide de donner à un million de migrants des autorisations de séjourner en Allemagne, ils doivent n’avoir l’autorisation de séjourner qu’en Allemagne. » Marine Le Pen a souligné que pour cela « il faudra évidemment déterminer qui est national d’un pays de l’Union européenne et qui évidemment ne l’est pas ».

La dirigeante d’extrême droite défendait jusqu’à présent la suspension des accords de Schengen, y compris lors de sa campagne en 2017. « Soyons sérieux, suspendons Schengen », avait-elle encore tweeté le 5 novembre, quand Emmanuel Macron avait annoncé le doublement des forces de police aux frontières et plaidé pour refonder Schengen.

Publié dans Articles de Presse

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