Casse de la Société Générale de Nice

Publié le par Mémoires de Guerre

Le 18 juillet 1976, on découvre qu'un gang a pénétré dans la salle des coffres de la Société générale de Nice en passant par les égouts et un tunnel de 8 mètres de long, entièrement creusé à la main pendant près de trois mois. Comme l’agence bancaire n’était pas équipée d’un système d’alarme, le gang a réussi à fracturer 371 coffres et s'est emparé d'un butin estimé à 50 millions de francs (31 millions d'euros constants, en valeur 2017). On trouva, écrite à la craie sur un mur, la phrase devenue célèbre : « Ni armes ni violence et sans haine ».

Casse de la Société Générale de Nice

En octobre 1976, la police arrête un certain Albert Spaggiari, un photographe qui finit par avouer être le cerveau du groupe d'une douzaine d'hommes. En mars 1977, il parvient à s'échapper du palais de justice en sautant par la fenêtre du bureau du juge et disparaît en Amérique du Sud, puis revient plus tard en France, pour mourir à Belluno en Italie d'un cancer, en 1989. Le butin ne sera jamais retrouvé. En août 2010, 34 ans après les faits, de nombreuses révélations, suffisamment précises pour être fiables, sont apportées sur la préparation du casse, dans un livre écrit par celui qui se présente, sous un pseudonyme, comme l’organisateur réel. Spaggiari n’aurait fait que lui apporter l’affaire et, pour pouvoir toucher sa part de 10 % du butin, aurait accepté de travailler réellement pendant tout le week-end du casse.

Cependant l'auteur du livre finit par être identifié : il s'agit de Jacques Cassandri, connu dans le milieu marseillais, qui est jugé à partir du 12 février 2018, non pour le vol lui-même, qui est prescrit, mais pour le blanchiment des sommes volées, lequel n'est pas prescriptible, ce qu'il ignorait. Il est condamné le 4 avril 2018 à trente mois de prison et 200 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Marseille, non pas pour son implication présumée dans le blanchiment du butin, qui n'a pas pu être démontrée, mais pour plusieurs infractions telles que travail dissimulé, abus de biens sociaux et trafic d'influence. Sa peine devrait être aménagée, il ne retournera donc pas en prison. 

Publié dans Banditisme

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