Birmanie : Joe Biden annonce des sanctions contre la junte militaire

Publié le par 20 Minutes avec AFP

DIPLOMATIE Le président américain a appelé à la «libération immédiate» d' Aung San Suu Kyi 

Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche le 10 février 2021. — Patrick Semansky/AP/SIPA

Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche le 10 février 2021. — Patrick Semansky/AP/SIPA

Le président américain Joe Biden a annoncé mercredi que les Etats-Unis allaient prendre des sanctions contre les généraux qui ont renversé le gouvernement civil d’Aung San Suu Kyi, réclamant une nouvelle fois la libération « immédiate » de la « Dame de Rangoun ».

« J’ai approuvé un décret nous permettant de sanctionner immédiatement les responsables militaires qui ont organisé ce coup d’Etat, leurs intérêts financiers ainsi que leurs familles proches », a déclaré Joe Biden lors d’une brève allocution.

Gel des avoirs américains

« Nous allons identifier une première série de cibles cette semaine », a-t-il dit, annonçant le gel des avoirs américains « qui bénéficient au gouvernement birman », tout en maintenant l’aide américaine dans le domaine de la santé et tout « ce qui bénéficie directement au peuple birman ».

« Aujourd’hui, j’appelle une nouvelle fois l’armée birmane à libérer immédiatement tous les dirigeants politiques élus démocratiquement, dont Aung San Suu Kyi », a-t-il poursuivi. « L’armée doit rendre le pouvoir (…) et respecter la volonté du peuple », a-t-il martelé.

Mercredi, les Birmans sont descendus par dizaines de milliers dans la rue pour le cinquième jour consécutif, au lendemain d’un raid nocturne de l’armée contre le siège du parti d’Aung San Suu Kyi.

Une manifestation réunissant plusieurs milliers de personnes a également eu lieu à Naypyidaw, la capitale administrative de la Birmanie, dans le centre du pays. Dans la ville de Loikaw, dans l’Etat de Kayah (Est), des policiers se sont joints à la manifestation, selon des médias locaux.

Femme blessée par balle

Les manifestations se sont déroulées dans le calme, alors que la veille la répression était montée d’un cran avec l’utilisation par les forces de l’ordre de balles en caoutchouc et de canons à eau à Naypyidaw et Mandalay (centre) contre les manifestants.

Le rapporteur spécial des Nations unies pour la Birmanie, Tom Andrews, a condamné l’usage de la force, et assuré que la police avait tiré sur une jeune femme à Naypyidaw, la blessant. Les images de cette action ont été massivement partagées sur les réseaux sociaux.

Publié dans Articles de Presse

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