Birmanie : Réunion d’urgence mardi du Conseil de sécurité de l’ONU après le coup d’Etat

Publié le par 20 Minutes avec AFP

DIPLOMATIE Plusieurs responsables politiques birmans, dont la cheffe du gouvernement civil Aung San Suu Kyi, ont été arrêtés lundi par des militaires 

 Le Conseil de sécurité de ONU à New York le 13 juillet 2011 — Stan Honda AFP

Le Conseil de sécurité de ONU à New York le 13 juillet 2011 — Stan Honda AFP

Après le coup d'Etat en Birmanie, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra une réunion d’urgence, mardi matin, a indiqué un programme de travail de l’actuelle présidence britannique de cette instance, approuvé ce lundi par ses membres.

Cette réunion, par vidéoconférence, se tiendra à huis clos, précise le programme. Selon l’ONU, un exposé des derniers développements devrait être fait par l’émissaire de l’ONU pour ce pays, la Suissesse Christine Schraner Burgener.

Une « seule voix »

Le Royaume-Uni avait prévu depuis longtemps une session du Conseil de sécurité sur la Birmanie, qui devait se tenir jeudi de manière publique et être suivie de consultations à huis clos. En raison du coup d'Etat militaire survenu lundi, cette réunion a été transformée en réunion d’urgence et uniquement à huis clos.

Interrogé lors de son point presse quotidien sur ce qui est attendu du Conseil de sécurité, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a affirmé que « ce qui était important était que la communauté internationale parle d’une seule voix » sur les derniers développements en Birmanie.

Des mesures envisagées

Lors d’une conférence de presse de présentation du programme du Conseil pour février, l’ambassadrice britannique à l’ONU, Barbara Woodward, a indiqué « vouloir une discussion aussi constructive que possible sur la Birmanie et examiner une série de mesures avec l’idée de respecter la volonté du peuple exprimée lors du vote et faire libérer les dirigeants de la société civile ».

« Nous voudrons envisager des mesures qui nous mèneront vers ces objectifs », a-t-elle ajouté. Interrogée pour savoir si elle pensait à des sanctions, la diplomate britannique a indiqué « ne pas avoir d’idées précises sur les mesures » à ce stade. « Notre objectif reste de voir une restauration de la démocratie et la libération des prisonniers dans un premier temps et la fin du coup d’État », a-t-elle insisté.

Publié dans Articles de Presse

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