De nouveaux éléments découverts sur la personnalité trouble de Van Gogh

Publié le par Le Point

Des recherches menées aux Pays-Bas révèlent que l'artiste a probablement connu deux épisodes de délire liés au sevrage alcoolique, explique la BBC.

Vincent Van Gogh est décédé en juillet 1890 en France (illustration). © FRANCOIS GUILLOT / AFP

Vincent Van Gogh est décédé en juillet 1890 en France (illustration). © FRANCOIS GUILLOT / AFP

Peintre énigmatique, Vincent Van Gogh a longtemps intrigué, tant par ses œuvres que par sa personnalité. En cause, notamment, le mystère entourant son oreille gauche, qu'il aurait lui-même sectionnée au cours d'une dispute.

Désormais, des travaux menés aux Pays-Bas, et publiés dans la revue International Journal of Bipolar Disorders, ont tenté de faire la lumière sur le mythe entourant l'artiste, décédé en juillet 1890 en France. Comme le rapporte la BBC, des experts du centre médical universitaire de Groningen ont ainsi procédé à un examen psychiatrique de Van Gogh à partir de dossiers médicaux existants, mais aussi de centaines de lettres écrites de sa main, dont la plupart étaient adressées à son frère, Théodorus Van Gogh, dit Théo.

Un mode de vie à l'origine de troubles mentaux ?

Parmi les conclusions des chercheurs, on retrouve la possibilité que le peintre néerlandais ait connu deux épisodes de délire causés par des sevrages alcooliques, et survenus après qu'il s'était coupé l'oreille. Par ailleurs, les auteurs des travaux estiment peu probable que Van Gogh ait été atteint de schizophrénie. En outre, l'épilepsie dont il aurait souffert à l'époque, selon ses médecins, aurait en réalité été une « épilepsie masquée ».

Elle se serait manifestée, plutôt que par des crises classiques, par un trouble du comportement ponctué d'anxiété, de délires ou encore d'hallucinations. Cet état de santé pourrait avoir été la conséquence de lésions cérébrales elles-mêmes causées par le mode de vie de l'artiste, entre abus d'alcool et manque de sommeil, notamment.

Ces recherches sont toutefois à considérer avec précaution. D'après le professeur de psychiatrie Willem Nolen, qui a coordonné les travaux, Vincent Van Gogh a pu « minimiser ou même embellir certaines choses » dans ses lettres. Ces dernières, si elles « contiennent beaucoup d'informations », n'ont pas été écrites aux médecins du peintre, mais à « des membres de sa famille et d'autres proches » que Van Gogh aurait pu vouloir « rassurer », explique le chercheur.

Publié dans Articles de Presse

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