Décès du réalisateur Bertrand Tavernier à 79 ans

Publié le par Le Figaro

Le cinéaste de Que la fête commence ou Coup de torchon, qui avait commencé sa carrière comme critique, a rencontré le succès avec ses films où il mettait en scène avec brio Philippe Noiret.

Le réalisateur est décédé jeudi à 79 ans dans le Var. Hannah ASSOULINE/Opale/Leemage

Le réalisateur est décédé jeudi à 79 ans dans le Var. Hannah ASSOULINE/Opale/Leemage

Le réalisateur, scénariste et producteur Bertrand Tavernier est décédé jeudi à 79 ans, à Sainte-Maxime dans le Var. Son épouse et ses enfants ont annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux, exprimant leur «tristesse» et leur «douleur» et associant l'Institut Lumière, dont Bertrand Tavernier était le président.

Bertrand Tavernier était né le 25 avril 1941 à Lyon, haut lieu du cinéma avec l'Institut Lumière dont il était président. Fils de l'écrivain et résistant René Tavernier, il avait découvert le cinéma lors d'un séjour en sanatorium. Il s'était fait connaître en 1974 en dirigeant Philippe Noiret dans L'Horloger de Saint-Paul, première collaboration avec un acteur qui cosignera certains de ses plus grands films : Que la fête commence, Le Juge et l'Assassin ou Coup de torchon. Ses films ont été largement récompensés : prix Louis-Delluc pour L'Horloger de Saint-Paul, nomination aux Oscars en 1983 pour Coup de torchon, prix de la mise en scène à Cannes en 1984 pour Un dimanche à la campagne, BAFTA 1990 du meilleur film étranger pour La vie et rien d'autre, Ours d'Or en 1995 à Berlin pour L'Appât, Lion d'Or à Venise pour l'ensemble de sa carrière.

Éminente personnalité du cinéma français, artiste engagé à l'œuvre éclectique et reconnue à l'étranger, Bertrand Tavernier a réalisé des films d'époque et contemporains, avec une prédilection pour les sujets sociétaux.

«Je ne suis pas un universitaire ni un historien. C'est l'histoire partiale d'œuvres qui m'ont touché. J'essaie de comprendre pourquoi je l'ai été et pourquoi certains de ces films sont ignorés. Ils m'ont pourtant fait aimer le septième art. Et ces metteurs en scène m'ont donné le goût de mon pays plus que les hommes politiques», expliquait-il en 2018 en défendant la subjectivité de son œuvre comme celle de ses goûts cinématographiques.

Ce cinéphile passionné, qui a créé dans ses jeunes années le ciné-club Nickelodéon, avant de devenir attaché de presse, assistant de Jean-Pierre Melville, puis de devenir lui-même réalisateur, a consacré son énergie ces dernières années à la restauration et la conservation de vieux films.

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