L’arrière-petit-fils de Mussolini signe à la Lazio Rome

Publié le par Le Figaro par Léo Tourbe

LE SCAN SPORT - La Lazio Rome vient de signer un certain Romano Floriani Mussolini, arrière-petit-fils de Benito Mussolini. Sans surprise, l’arrivée du latéral droit de 17 ans fait grand bruit en Italie.

L’arrière-petit-fils de Mussolini signe à la Lazio Rome

Les « fils de » ont parfois des passe-droits dans le football, au point d’en énerver certains. Romano Floriani Mussolini, est un autre genre de joueur dont le nom évoque directement un de ses ancêtres. Arrière-petit-fils de Benito Mussolini, dictateur italien entre les années 20 et 40, le jeune Romano (17 ans) vient de signer son premier contrat professionnel à la Lazio Rome.

Une destination pour le latéral droit qui fait d’autant plus jaser en Italie que le club romain est estampillé d’une étiquette d’extrême-droite. Une réputation sulfureuse que la Lazio doit à une frange de ses supporters dont les affinités politiques extrémistes sont assumées. Certains tifosi sont des nostalgiques, même sans avoir connu ce régime, de l’époque où le « Duce » régnait en Italie.

Souvent à l’origine de dérapages, la Lazio avait fait l’objet d’une polémique lorsque l’un de ses joueurs, Paulo Di Canio, avait réalisé plusieurs saluts fascistes, notamment lors de derbies contre l’AS Roma en 2005. Une des seules personnes qui avait soutenu les initiatives de l’ancien attaquant n’était autre qu’Alessandra Mussolini, la mère de Romano. Elle était alors députée européenne et avait commenté : « Comme ce salut romain me fait plaisir ». Le fameux « salut romain » étant un geste appartenant aux mouvements fascistes.

Plus récemment, la Lazio avait dû payer 50.000 euros d’amende en 2018 car certains supporters avaient parsemé le Stadio Olimpico d’autocollants où l’on pouvait voir Anne Franck, victime de la Shoah, vêtue du maillot du rival de l’AS Roma.

L’arrivée du gardien espagnol Pepe Reina, partisan assumé du parti d’extrême-droite Vox, à l’été 2020 avait de nouveau fait polémique. Heureux de la venue d’un tel personnage, les tifosi l’avaient accueilli avec une banderole « Salutations romaines, camarade Reina ! ».

    « Être jugé pour la façon dont je joue au football, et pas pour mon nom » Romano Floriani Mussolini

Côté terrain, Romano Mussolini manque encore de rythme d’après son entraîneur en équipe jeunes, Mauro Bianchessi : « Il a gagné ses galons avec les moins de 17 ans, puis les moins de 18 ans. C'est un garçon humble qui ne s'est jamais plaint, même pas quand il n'a pas joué pendant deux ans. Il semble prometteur. Mais à mon avis il n'est pas encore vraiment prêt et il a encore une belle marge de progression pour ensuite devenir un vrai joueur ». Le coach italien assure par ailleurs que le nom de son nouveau joueur ne lui fait ni chaud ni froid, tout ce qui l’intéresse c’est le football : « Son nom de famille ? Je n'ai jamais parlé à ses parents, et la seule chose qui compte est de savoir si un joueur mérite de jouer. Rien d'autre ».

Romano Mussolini, interrogé par la radio Radiosei, a déclaré vouloir « seulement être jugé pour la façon dont je joue au football, et pas pour mon nom ». Un nom qui reste lourd à porter, surtout lorsque l’on joue à la Lazio Rome.

Publié dans Articles de Presse

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