Mort de Gérard Filipelli : comment Les Charlots sont passés de stars du rock français à icônes comiques

Publié le par Télé-Loisirs par Emilie Leoni

Le musicien et comédien Gérard Filipelli, membre historique de la troupe des Charlots, s'est éteint le 30 mars 2021, à l'âge de 78 ans. Retour sur l'histoire folle de ce quatuor de joyeux drilles.

Mort de Gérard Filipelli : comment Les Charlots sont passés de stars du rock français à icônes comiques

Illustre bidasse devant la caméra de Claude Zidi, Gérard Filipelli, membre de la célèbre bande des Charlots, est décédé ce mardi 30 mars 2021, à l'âge de 78 ans. La nouvelle de sa disparition avait été annoncée sur Twitter par le journaliste spécialisé Gilles Botineau. Une information confirmée ce mercredi matin par Jean Sarrus, ex-acolyte des Charlots, qui se souvient d'un "excellent musicien et un mec drôle et très gentil".

A l'origine, Les problèmes...

Pour parler de la naissance des Charlots, il faut remonter aux années 1960. A cette époque, la musique rock'n'roll vit une perpétuelle révolution et les groupes fleurissent à tout bout de champ. Parmi eux, Les Problèmes, formé en 1965 par cinq jeunes musiciens : Gérard Rinaldi (chant), décédé en 2012, Jean Sarrus (basse), Gérard Filippelli (guitare solo), Luis Rego (guitare rythmique) et Donald Rieubon (batterie). Ces "hippies" aux cheveux longs accompagnent Antoine et rêvent de gloire (Antoine, lui la connaîtra), mais leur carrière ne décolle pas. Leur directeur artistique du label Vogue, Christian Fechner, les poussent à raccrocher leurs guitares et à se transformer en Charlots dès juin 1966. Désormais, le groupe interprétera des chansons humoristiques et arborera une coupe au bol !

Jean-Guy Fechner, le frère de leur manager, remplacera aussi à la batterie Donald Rieubon, parti effectuer son service militaire. Au départ, leur répertoire se limite à des parodies de Michel Polnareff, Jacques Dutronc, Serge Gainsbourg. Mais en 1967, Paulette, la reine des paupiettes, qui pastiche les chanteurs d’opérette comme Luis Mariano, devient leur premier gros tube. Dès lors, les Charlots multiplient les galas et deviennent extrêmement populaires. Les demandes de télés commencent à pleuvoir. Et ils assurent la première partie des concerts de Johnny Hallyday, Claude François et bientôt… des Rolling Stones !

À la conquête du cinéma

Dans une France pompidolo-giscardienne en manque de fantaisie, les Charlots triomphent. Et quand cette bande de copains se met au cinéma à partir de 1970 avec La Grande java, le succès est immédiat. Construit autour de gags visuels, Les bidasses en folie casse aussi la baraque et tutoie les 7,5 millions d’entrées ! Mais après la sortie de ce second film en 1971, Luis Rego décide de quitter le groupe, craignant que sa notoriété reste associée à celui-ci. Christian Fechner, qui va produire Les Fous du stade (1972), Les Charlots font l’Espagne (1972), Le Grand Bazar (leur meilleur film, en 1973) et Bons baisers de Hong Kong (une parodie de James Bond, sortie en 1975), va se brouiller avec eux pour une histoire de pourcentage qu’ils n’ont jamais touché. Du coup, Jean-Guy suit son frère et se sépare du groupe en juin 1976.

Ça n'empêchera pas les Charlots de poursuivre et de tourner, en vingt-deux ans, quinze comédies, dont quatre avec Claude Zidi, et rassembler en cumulé près de… 40 millions de spectateurs au cinéma. Heureusement que la TNT est là pour se soucier de leur postérité !

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