Un policier du Capitole suspendu après la découverte d’un ouvrage antisémite

Publié le par The Times of Israël avec AFP

Une copie des "Protocoles des Sages de Sion" a été découverte par un assistant parlementaire à un portique de sécurité d'un des bâtiments du Congrès

Le frontispice d'une édition de 1912 du "Protocole des sages de Sion". (Crédit : Wikipedia/ Domaine public)

Le frontispice d'une édition de 1912 du "Protocole des sages de Sion". (Crédit : Wikipedia/ Domaine public)

Un agent de la police du Capitole américain a été suspendu lundi après la découverte d’un ouvrage antisémite, deux mois après l’assaut de centaines d’extrémistes sur le siège du Parlement, a confirmé un porte-parole dans un communiqué transmis à l’AFP.

Une copie des « Protocoles des Sages de Sion », un ouvrage antisémite du début du 20e siècle qui accuse les Juifs de comploter pour dominer le monde, a été découverte par un assistant parlementaire à un portique de sécurité d’un des bâtiments du Congrès, a rapporté le Washington Post.

« Lorsque cette question a été portée à mon attention, j’ai immédiatement ordonné que le policier soit suspendu » jusqu’au terme d’une enquête interne, a assuré la cheffe de la police du Capitole, Yogananda Pittman, selon le communiqué. 

« Nous prenons les allégations de comportement inapproprié au sérieux », a encore affirmé Mme Pittman, dont les effectifs font l’objet d’une attention soutenue depuis l’assaut du 6 janvier contre le Capitole par des milliers de partisans de l’ancien président Donald Trump.

Ce service de police censé protéger les parlementaires a été largement critiqué pour son impréparation après s’être trouvé submergé par les émeutiers, dont des centaines ont brutalement pénétré dans l’enceinte du Congrès. Les violences ont fait 5 morts, dont un agent de la police du Capitole.

Le rassemblement pro-Trump au Capitole américain, Washington, D.C., le 6 janvier 2021. (Lloyd Wolf via JTA)

Le rassemblement pro-Trump au Capitole américain, Washington, D.C., le 6 janvier 2021. (Lloyd Wolf via JTA)

Plusieurs de ses membres ont par ailleurs été suspendus, et une douzaine font l’objet d’une enquête, après la publication d’images les montrant ouvrant des portes aux assaillants ou posant pour des selfies avec eux.

Publié dans Articles de Presse

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