Estelle Mouzin : de nouvelles fouilles dans les Ardennes

Publié le par La Voix Nord avec AFP

De nouvelles fouilles sont en cours dans les Ardennes pour tenter de retrouver le corps d’Estelle Mouzin, disparue en 2003, en l’absence du tueur en série Michel Fourniret, ont indiqué mardi deux sources proches du dossier.

Estelle Mouzin avait disparu le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes (Seine-et-Marne). - Photo archives JEAN AYISSI / AFP

Estelle Mouzin avait disparu le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes (Seine-et-Marne). - Photo archives JEAN AYISSI / AFP

Selon une information du Parisien, ces fouilles ont débuté lundi et se concentrent pour l’instant sur « une zone humide localisée à Issancourt, commune limitrophe de Ville-sur-Lumes », où se trouve une maison ayant appartenu à la sœur de Michel Fourniret.

Le septuagénaire, qui souffre de problèmes de santé, n’a pas été transporté sur les lieux.

Son ex-épouse, Monique Olivier, devrait en revanche être extraite mercredi de sa prison pour être amenée sur place. Cette dernière a accusé Michel Fourniret d’avoir séquestré, violé et tué à Ville-sur-Lumes la fillette, qui avait disparu le 9 janvier 2003 alors qu’elle rentrait de l’école à Guermantes (Seine-et-Marne). 

Le tueur en série avait fini par avouer en mars 2020 sa responsabilité dans cette affaire. Il a ensuite été mis en examen (inculpé) pour « enlèvement et séquestration suivis de mort ».

Plusieurs fouilles ont déjà été entreprises dans la région ces derniers mois, sans donner de résultats.

Lors d’une précédente série de fouilles en octobre où Michel Fourniret était présent, Me Corinne Hermann, qui défend la famille d’Estelle Mouzin au côté de Me Didier Seban, avait salué de « sérieuses avancées », soulignant que la famille attendait « de pouvoir inhumer le corps d’Estelle ».

Tueur en série

Michel Fourniret a été déclaré coupable en 2008 des meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001 et condamné à la perpétuité incompressible, puis à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux.

En février 2018, il a avoué avoir tué deux autres jeunes femmes dans l’Yonne : Marie-Angèle Domece, disparue en 1988 à 19 ans et dont le corps n’a jamais été retrouvé, et Joanna Parrish, 20 ans, retrouvée morte deux ans plus tard.

Publié dans Articles de Presse

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