1ère direction générale du KGB

Publié le par Roger Cousin

Panuchkine AlexandreLa Première direction générale (Pé-Gué-OU) du Comité de sécurité d'Etat était de 1954 à 1991 la forme administrative de l'espionnage politique extérieur soviétique et russe existant depuis le 20 décembre 1920 qui est profondément idéologique et extrêmement corporatiste, dont l’idéologie fondatrice est le tchéquisme bolchevik. Il rend un hommage particulier à Félix Dzerjinski – son père créateur et idéologue initial. Lors de la courte période transitoire après la mort de Staline en mars 1953, l’espionnage politique tchékiste provisoirement a été confié à la Deuxième direction générale (Vé-Gué-Ou) du nouveau ministère de l’intérieur de l’URSS agrandi par la fusion des MVD et MGB anciens.

Un des hauts dirigeants de la Vé-Gué-Ou du MVD était Alexandre Panuchkine qui s’est fait remarqué par la plus haute hiérarchie du Kremlin encore dans la période des grands nettoyages de 1938-1939 où il avait dirigé le troisième département spécial du NKVD chargé des opérations secrètes, dont les filatures et arrestations des "ennemis du peuple". Ensuite il a été le Rézidiente et ambassadeur en Chine et aux Etats-Unis à l’époque où la diplomatie et l’espionnage soviétiques ne faisaient qu’un. Après la Deuxième Guerre mondiale Panuchkine était déjà le grand patron de l’espionnage extérieur soviétique qui s’appelait le Comité d’information (près le Conseil des ministres et ensuite près le Ministère des affaires étrangères de l’URSS).

Le 13 mars 1954 a été créé un organisme administratif à part - le Comité de sécurité d’Etat (le KGB) auprès du Conseil des ministres de l’URSS. L’ancien premier adjoint du ministre de l’intérieur (MVD) de l’URSS, le général-colonel Ivan Sérov est devenu le premier président de la corporation professionnelle tchékiste placée sous le strict contrôle idéologique du Comité central du PCUS dirigé par son nouveau premier secrétaire Nikita Khrouchtchev. Donc, le 18 mars 1954 par l'ordre du président du KGB l’espionnage politique soviétique a été définitivement confié à la Première direction principale (la Pé-Gué-Ou) du KGB nouvellement créé où il est resté pendant 37,5 ans jusqu’en octobre 1991.

Le premier chef de la Pé-Gué-Ou était toujours le même Alexandre Panuchkine qui, en revanche, n’est resté à la tête de la Pé-Gué-Ou qu’une année. Lorsque Panuchkine est devenu haut fonctionnaire dans l’appareil du Comité central du Parti communiste, c’était son premier adjoint, un autre espion professionnel, le général Alexandre Sakharovskiy qui a été d’abord pendant un an chef par intérim puis en 1956 a définitivement pris la direction de l’espionnage politique. Sakharovsky va rester 16 ans en tout à la tête de la Pé-Gué-Ou.

Devenu plus puissant sous l’impulsion de Youri Andropov, ancien haut fonctionnaire du Parti nommé son président en 1968, le KGB change radicalement de statut le 5 juillet 1978. Il est libéré de la tutelle du Conseil des ministres de l’URSS et devient le KGB de l’URSS – espèce d’un super ministère indépendant, dont le Président est membre de droit du Politburo du Comité central du PCUS. Par la même occasion, grandit le statut de la Pé-Gué-Ou dont le chef depuis 1974 Vladimir Krioutchkov devient à partir du novembre 1978 l’adjoint (de droit) du Président du KGB de l’URSS. Krioutchkov est resté à la tête de la Pé-Gué-Ou pendant 14 ans pour s’asseoir à son tour en 1988 dans le fauteuil du Président du KGB et membre du Politburo ayant appartenu à son ancien patron Youri Andropov.

Une pâle mais fidèle ombre d’Andropov, ne voulant pas de concurrents et espérant mettre fin à l’influence corporatiste des anciens espions émérites de la guerre froide, Vladimir Krioutchkov qui en quittant la direction de la Pé-Gué-Ou avait le rang militaire de général d’armée, hésite pendant un an avant de mettre comme son remplaçant à Iassénévo Léonid Chebarchine, à l’époque – simple général-major. L’idée de Krioutchkov est primitive : le nouveau patron de l’espionnage du KGB sera à sa botte car il n’a pas assez de carrure pour faire de l’ombre même à une ombre lamentable d’Andropov, doit tout à son bienfaiteur et n’a aucun savoir-faire des intrigues du Kremlin.

De toute façon, les jours de l’ancienne Union soviétique sont déjà comptés et avec elle – du KGB et de son espionnage politique, pense-t-on à l’époque. Comme suite au Putsch de Moscou d’août 1991, coup d'État manqué à la fin de la pérestroïka en URSS, le renseignement extérieur (espionnage) politique de l'Union soviétique cesse d’être une constituante administrative du KGB.

Un homme de l’extérieur, Vadim Bakatine est nommé à la tête du KGB par le président de l’URSS Mikhaïl Gorbatchev dans un seul et unique but – casser définitivement la machine monstrueuse tchékiste en la faisant éclater en morceaux. Le liquidateur du KGB propose un civil, académicien arabisant, président de la chambre haute du parlement de l’URSS et candidat aux membres du Politburo Ievgueni Primakov à la tête de la Pé-Gué-Ou afin de casser à son tour la corporation fermée des espions.

Le 24 octobre 1991 la Pé-Gué-Ou est administrativement séparée du KGB et devient un organisme autonome qui est baptisé d’abord le Service central de renseignement de l'URSS. Après la dislocation de l’URSS, le SCR devient le Service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie - depuis le mois de décembre 1991 et jusqu’à maintenant.

Contrairement aux ordres reçus de Gorbatchev, le nouveau directeur civil du SVR non seulement ne casse pas la corporation tchékiste de l’espionnage, mais la préserve autant que possible, la renforce et lui donne une impulsion qu’elle n’a pas connue depuis le bon vieux temps d’Andropov.

Bases juridiques et idéologiques des activités de la Pé-Gué-Ou du KGB

 

  • L’Oukase n°137/40 du 13 mars 1954 du Præsidium du Soviet suprême (parlement) de l’URSS portant sur la création du KGB auprès du Conseil des ministres de l’URSS, signé par le maréchal Kliment Vorochilov.
  • Les statuts secrets du KGB auprès du Conseil des ministres de l’URSS avec les amendements adoptés par le paragraphe XVIII du protocole secret n°200-P du 9 janvier 1959 du Præsidium du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS), signé par le premier secrétaire Nikita Khrouchtchev.
  • Les Constitutions – lois fondamentales de l’URSS de 1936 et 1977.
  • Les décisions des congrès du PCUS et des plénums du Comité central du PCUS.
  • Les décisions secrètes du Conseil des ministres de l’URSS.
  • La loi de l’URSS portant sur l’obligation universelle militaire des citoyens de l’URSS
  • La loi de l’URSS portant sur la défense
  • Le serment militaire de l’URSS (pour servir les intérêts du Parti communiste de l’URSS).
  • Les décisions secrètes de la direction du KGB et des organismes du PCUS dans ses structures.
  • Les conventions secrètes des pays du Pacte de Varsovie.
  • Les conventions et les accords signés par l’URSS avec les pays étrangers.
  • Les accords secrets de coopération signés par le KGB avec les organes de sécurité des pays étrangers.
  • Les accords secrets de coopération signés par la Pé-Gué-Ou du KGB avec les services d’espionnages des pays étrangers.
  • La loi de l’URSS n°15 (ВВСС 15-419) du 1 avril 1991 portant sur la "Liste des ministères et autres organismes de la direction centrale d’Etat"
  • La loi de l’URSS n°2159-I (ВВСС 91-22) du 16 mai 1991 portant sur les "Organes de sécurité d’Etat en URSS"
  • La loi de l’URSS n°124-N du 3 décembre 1991 portant sur la "Réorganisation des organes de sécurité d’Etat"
  • Autres documents publics et/ou secrets.

 

Composition de la Pé-Gué-Ou du KGB


La Pé-Gué-Ou du KGB se composait de l’appareil central (administration centrale) basé à Moscou, des représentations déconcentrées sur tout le territoire de l’URSS, des représentations officielles du KGB à l’étranger dans les pays "amis", ainsi que des rézidientouras secrètes ou clandestines du KGB à l’étranger, dites "légales" et "illégales", dans les pays "ennemis".

Organigramme de l'appareil central (administration centrale) de la Pé-Gué-Ou du KGB


Depuis 1954 l’organigramme de la Pé-Gué-Ou a changé plusieurs fois. Voici comment il peut être résumé vers les années 1980-1991.

Direction

 

Les Chefs de la Pé-Gué-Ou du KGB 

La Pé-Gué-Ou du KGB était dirigée par les Chefs militaires ou civils, dont voici la liste complète :

 

  • PANUCHKINE Alexandre Sémionovitch (1954-1955), premier chef
  • SAKHAROVSKIY Alexandre Mikhaïlovitch (1955-1956 par intérim, 1956-1971), général-lieutenant, ensuite général-colonel
  • MORTINE Fiodor Konstantinovitch (1971-1974), général-lieutenant
  • KRIUOTCHKOV Vladimir Alexandrovitch (1974-1988), général-lieutenant, ensuite général-colonel, puis général d’armée, devenu en 1988 le Président du KGB de l’URSS et membre du Politburo
  • KIRPITCHEKO Vadim Alexéyévitch, (1988-1989), chef par intérim, général-lieutenant
  • CHEBARCHINE Léonid Vladimirovitch (1989-1991), général-major, ensuite général-lieutenant
  • PRIMAKOV Yevguéni Maximovitch (septembre-octobre 1991), le seul et unique chef civil

 

Les premiers adjoints au Chef de la Pé-Gué-Ou du KGB

 

  • SAKHAROVSKIY Alexandre Mikhaïlovitch (1954-1956), général-lieutenant
  • MORTINE Fiodor Konstantinovitch (1958-1971), général-lieutenant
  • KRIUOTCHKOV Vladimir Alexandrovitch (1971-1974), général-lieutenant
  • IVANOV Boris Sémionovitch (1974-1979)
  • KIRPITCHEKO Vadim Alexéyévitch, (1979-1991), général-lieutenant

 

Les chefs adjoints de la Pé-Gué-Ou du KGB


Les chefs adjoints de la Pé-Gué-Ou du KGB le plus souvent dirigeaient les directions géographiques et/ou fonctionnelles les plus importantes.

Adjoints du chef de la Pé-Gué-Ou, directeurs de la Direction "S" du KGB

 

  • KOROTKOV Alexandre Mikhaïlovitch (1954 – 1956)
  • KROKHINE Alexeï Alexeyévitch (1956 – 1958)
  • PAVLOV Vitaly Grigoriyévitch (1958 – 1961)
  • TSYMBAL Mikhaïl Stépanovitch (1961 – 1966)
  • LAZAREV Anatoly Ivanovitch (1966 – 1974)
  • KIRPITCHENKO Vadim Alexeyevitch, (1974-1979), ensuite le Premier adjoint au Directeur général de la Pé-Gué-OU du KGB (1979-1991), puis chef de groupe des consultants près le Directeur du SVR de Russie (1991-1997), décédé en 2005.
  • DROZDOV Youri Ivanovitch , (1979-1991), actuellement à la retraite, CEO du cabinet Namakon ("Намакон")
  • JOURAVLIOV Youri Ivanovitch (1991)

 

Divers

 

  • Comité du PCUS de la Pé-Gué-Ou du KGB
  • Secrétariat du chef de la Pé-Gué-Ou du KGB
  • Chancellerie de la Pé-Gué-Ou du KGB
  • Groupe de consultants auprès du Chef de la Pé-Gué-Ou du KGB
  • Département juridique

 

Départements opérationnels dits "géographiques" de la Pé-Gué-Ou du KGB


La majorité des départements opérationnels dits "géographiques" de la Pé-Gué-Ou du KGB assuraient la direction générale et coordination de toutes les activités d’espionnage du KGB dans leurs pays respectifs, ainsi que fournissaient le contingent des éléments opérationnels pour la ligne "PR" dans les Rézidientouras dites "légales" à l’étranger.

  • 1er: États-Unis et Canada
  • 2e: Amérique latine
  • 3e: Grande-Bretagne, Australie, Nouvelle-Zélande, Scandinavie
  • 4e: Allemagne de l'Ouest ((RFA)), Berlin Ouest, Autriche
  • 5e: les pays du Benelux, France, Espagne, Portugal, Suisse, Grèce, Italie, Yougoslavie, Albanie, Roumanie
  • 6e: la Chine populaire, le Vietnam, Laos, Cambodge, la Corée du Nord
  • 7e: la Thaïlande, Indonésie, le Japon, Malaisie, Singapour, les Philippines
  • 8e: les pays de Moyen-Orient, y compris l'Afghanistan (jusqu’en 1979), l'Iran, Israël, Turquie
  • 9e: pays anglophones de l'Afrique
  • 10e: pays francophones de l'Afrique
  • 17e: Inde, Sri Lanka, Pakistan, Népal, Bangladesh, Birmanie
  • 18e: les pays arabes de Moyen-Orient et l'Égypte

 

Départements opérationnels particuliers de la Pé-Gué-Ou du KGB

 

Trois départements opérationnels avaient des particularités :

 

  • 11e: les contacts avec les pays socialistes – direction générales des activités des représentations officielles du KGB dans les pays du Pacte de Varsovie et certains autres pays "frères", dont Cuba et Mongolie
  • 19e: émigration russe à l'étranger - la ligne "EM" dans les Rézidientouras dites "légales" à l’étranger.
  • 20e: les contacts avec les pays du tiers monde (en voie de développement) - direction des activités des représentations officielles et/ou des conseillers du KGB dans les pays "amis", dont la Syrie et l'Afghanistan (après 1979),

 

Directions opérationnelles spécialisées


Les directions opérationnelles spécialisées de la Pé-Gué-Ou du KGB assuraient la direction générale des activités d’espionnage du KGB dans leurs domaines réservés respectifs, ainsi que fournissaient le contingent des éléments opérationnels pour les lignes respectives dans les Rézidientouras dites "légales" à l’étranger.

  • Direction "K" (contre-espionnage extérieur) - la ligne "KR"
  • Direction "T" (renseignement scientifique et technique) - la ligne "X"
  • Direction "S" (les "illégaux") - la ligne "N" dans les Rézidientouras dites "légales" à l’étranger, ainsi que le contingent de toutes les Rézidientouras dites "illégales" à l’étranger.>,

 

Directions dites "fonctionnelles"


 Direction "RI" (d'analyse et évaluation d'information)
 Direction "R" (dispositif de planification et d'analyse)
 Direction "OT" (dispositif technique)
 Direction "I" (service informatique)
 Direction du personnel
 Direction de la logistique et du patrimoine

Services


Service "A" (désinformation : opérations actives)
Service "R" (communications radio)
Service "A" de la huitième direction générale du KGB (cryptologie)

Autres

 

  • 15e département: d'enregistrement et d'archives
  • 16e département: interceptions électroniques et des opérations de décryptage des émissions des services spéciaux des pays de l'Ouest

 

Etablissements de formation et de recherches

 

  • Institut décoré de l'Ordre du drapeau rouge et portant le nom de Youri Andropov ("KI" abréviation de "Krasnoznamennyi Institoute")
  • Institut de recherches des problématiques de renseignement ("NIIRP")
  • Cours de formation continue des cadres dirigeants ("OUSSO")
  • Centre de formation autonome ("Vympel")

 

Les représentations territoriales (services déconcentrés) de la Pé-Gué-Ou du KGB en URSS

 

  • A Moscou – la capitale de l’URSS
  • Direction "RT" (opérations effectuées à partir du territoire d'URSS) – appareil central des représentations de la PGOU sur le territoire de l’URSS
  • 1er département dans la Direction du KGB pour la ville de Moscou et sa région

 

Représentations déconcentrées en provinces soviétiques

 

  • Les premières directions dans les appareils centraux des KGB des républiques socialistes soviétiques de l’URSS, à l’exception de la RSFSR - 14 en tout, dans les capitales des républiques
  • Les premiers départements dans les directions territoriales du KGB des républiques autonomes, régions et oblasts de toute l’URSS (dans les chefs-lieux)
  • Les premières sections des départements territoriaux du KGB dans les chefs-lieux des "raions" de toute l’URSS.

 

Les représentations de la PGOU à l’étranger


Suivant le degré de "l’amitié" entre l’URSS et les pays du monde, les antennes du KGB à l’étranger étaient soit les représentations officielles du KGB auprès des organes de sécurité des pays "frères", soit des conseillers du KGB dans certains pays "amis", soit dans les pays "ennemis" - les antennes secrètes ou rézidientouras (dites "légales") sous le toit diplomatique des ambassades de l’URSS ou les antennes complètement clandestines (dites "illégales").

Les représentations officielles du KGB dans les pays "frères" (socialistes)


A partir de 1953 sont créés les représentations officielles des organes de sécurité d’Etat soviétiques dans les pays du pacte de Varsovie et dans d’autres pays "frères":

  • RDA
  • Pologne
  • Tchécoslovaquie
  • Hongrie
  • Bulgarie
  • Mongolie
  • Cuba


Les représentations officielles principales du KGB étaient toujours basées dans les capitales des pays d’accueil. Dans les certaines provinces des pays d’accueil, il pouvait y avoir des groupes de conseillers du KGB sur le terrain (par exemple, Vladimir Poutine en 1986-1990 faisait partie du petit groupe du KGB basé dans la ville de Dresde en RDA)

Les représentations officielles ou conseillers du KGB dans les pays "amis"

 

  • Roumanie
  • Représentation en Chine populaire (jusqu’en 1964)
  • Représentation en Albanie (jusqu’en 1961)
  • Représentation en Afghanistan (après 1979)
  • Représentation en Corée du Nord
  • Représentation en Syrie
  • Conseillers au Nicaragua
  • Conseillers en Angola
  • Conseillers au Vietnam
  • Conseillers au Cambodge

 

Les antennes dites "légales" dans les pays "ennemis"


Le plus souvent les rézidientouras ou antennes dites "légales" se trouvaient sous la couverture des ambassades ou des consulats d’URSS dans les grands pays étrangers. Ces antennes possédaient les moyens importants techniques et les télécommunications codées.

  • Aux États-Unis – trois antennes (antenne principale à l’ambassade à Washington et deux antennes – à la représentation de l’URSS auprès des Nations unies à New York et au consulat général à San Francisco)
  • A Londres
  • En Allemagne fédérale (RFA) – l’antenne principale à Bonne et deuxième antenne à Berlin-Ouest (qui dépendait de la représentation officielle du KGB en RDA communiste)
  • A Paris
  • A Vienne
  • A Rome
  • A Oslo
  • A Helsinki
  • A Delhi
  • A Téhéran
  • A Pékin (après 1964)
  • A Tokyo
  • A Genève

 

Les antennes dites "illégales" dans les pays "ennemis"


Les rézidientouras ou antennes dites illégales étaient des réseaux clandestins autonomes dépendant de la Direction "S" de la Pé-Gué-Ou du KGB.

Même étant très fragiles en cas de défaillances (n'ayant aucune protection diplomatique), les rézidientourass clandestines, dites "illégales", étaient la forme idéale opérationnelle car quasiment indécelables par les services "ennemis" du contre-espionnage. Ces structures étaient complètement autonomes et possédaient le plus souvent l'équipement radio nécessaire qui leur permettait les communications codées directes avec le "Centre" (administration centrale à Moscou) sans passer par l'intermédiaire des antennes "légales" sous le toit des représentations officielles diplomatiques soviétiques à l'étranger. Toutes les opérations réellement importantes (dont le nombre reste assez limité) passaient uniquement par ces réseaux clandestins.


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