600 Français recherchés dans le monde

Publié le par L'Express

Au terme d'une enquête inédite, L'Express peut révéler que plus de 600 de nos compatriotes sont actuellement en cavale à travers le monde. Nous publions les fiches des plus célèbres, des plus dangereux et des plus insolites

600 Français recherchés dans le monde

Ils paressent sous le soleil des Caraïbes, refont leur vie dans une mégalopole sud-américaine, se cachent au coeur d'un Etat africain, se terrent dans un pays de l'Est ou goûtent la quiétude verdoyante d'un canton suisse. Ils vivent souvent reclus, parfois sous de fausses identités, plus rarement avec la bénédiction des autorités locales. Les mieux organisés ont mis leur fortune en lieu sûr, les autres vivotent comme ils le peuvent - c'est-à-dire mal. Recherchés par la justice, fichés par Interpol, à la merci d'un simple contrôle au bord d'une route ou au guichet d'un aéroport.

Le nom de certains d'entre eux a marqué l'actualité de ces dernières années: Alfred Sirven, l'homme clef du dossier Elf, qui jonglait avec les milliards et les comptes suisses; Didier Schuller, l'ancien élu des Hauts-de-Seine, en fuite après la rocambolesque affaire Maréchal; Homère Filippi, l'un des commanditaires du meurtre du juge Michel, disparu depuis... 1981; ou, aujourd'hui, Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Claude Erignac, non seulement recherché en Corse, mais également sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Outre ces «vedettes» de la cavale, les fichiers d'Interpol ou de Schengen regorgent de Français moins connus - mais au pedigree souvent impressionnant - en délicatesse avec la justice: braqueurs, trafiquants de drogue, escrocs, violeurs, pères en fuite avec leurs enfants...

Au 1er février 1999, on comptait 458 Français fichés dans l'espace Schengen (l'Europe de l'Ouest moins la Suisse et la Grande-Bretagne) et 230 poursuivis par Interpol (178 pays). Les plus importants figurant sur les deux fichiers, on estime donc à environ 600 les Français recherchés dans le monde. Paradoxe, il n'existe dans notre pays aucun service expressément chargé de les traquer. L'Italie, par exemple, a créé le Service national des gens en fuite, qui a régulièrement arrêté de gros bonnets de la Mafia - dont le parrain Toto Riina - à l'étranger. La France dispose en revanche d'un Bureau central national (BCN), rattaché à la Direction centrale de la police judiciaire et situé à Nanterre. «Nous sommes en fait une boîte aux lettres perfectionnée qui connecte la justice française avec des fichiers de recherche internationaux», explique le commissaire Gérard Seroussi, patron du BCN français. Depuis le 1er juillet, lui et ses hommes peuvent compter sur une nouvelle organisation, Europol. Basée à La Haye et codirigée par le commissaire Gilles Leclair, elle va intensifier la coopération européenne en matière criminelle.

La notice rouge d'Interpol

L'éventail des recherches est en effet assez large. Lorsqu'un magistrat français lance un mandat d'arrêt, le suspect peut être recherché soit dans un seul pays (si un «tuyau» a permis de le localiser), soit dans l'espace Schengen, soit dans l'une des huit zones définies par Interpol (Afrique noire, Extrême-Orient, Caraïbes...), soit enfin, arme suprême, dans les 178 pays affiliés à cette organisation internationale. Les policiers peuvent donc se contenter d'un simple télégramme ou utiliser l' «arme atomique»: la notice rouge d'Interpol, établie en quatre langues (français, anglais, espagnol, arabe) et très détaillée (photos, filiation, taille, poids, signes particuliers, numéros de pièces d'identité, peine maximale encourue et empreintes digitales). Elle précise enfin si l'individu recherché «est susceptible d'être armé, violent ou contagieux». Entre eux, les fonctionnaires du siège mondial d'Interpol, situé à Lyon, appellent les titulaires de ces fameuses notices rouges, qui existent depuis 1946, les «superwanted». Statistique intéressante: un superwanted a 50% de chances d'être arrêté dans les deux ans qui suivent la diffusion de sa fiche.

En 1998, toutes nationalités confondues, les fichiers d'Interpol comportaient 5 000 notices rouges. Parmi eux, il y avait 169 Français - 133 recherchés par des pays étrangers (souvent pour trafic de stupéfiants) et «seulement» 36 par la justice française.

Tout comme Alfred Sirven, Didier Schuller est de ceux-là: après une perquisition au siège de son journal électoral, Le Clichois, ce conseiller général RPR, proche de Charles Pasqua et de Patrick Balkany, disparaît soudain sans laisser d'adresse au beau milieu de l'élection présidentielle de 1995 (voir la fiche). Via le parquet, un mandat d'arrêt international parvient au BCN, qui transmet, le 11 juillet, une fiche complète à Interpol, assortie d'une photo.

Localisé avec son épouse, Christelle Delaval, elle aussi en fuite, à l'automne 1997, aux Bahamas, Schuller parviendra à passer à travers les mailles du filet malgré deux demandes de la France aux autorités de Nassau, les 1er et 2 octobre. Il est vrai que les paradis fiscaux des Caraïbes ne mettent pas toujours la meilleure volonté à appréhender les malfaiteurs internationaux, qui, de plus en plus, viennent trouver refuge dans cet archipel où il est si facile de disparaître sur l'une des mille îles existantes...

Le système permet cependant de nombreuses arrestations: l'an dernier, 186 fugitifs français ont ainsi été retrouvés dans le seul espace Schengen - essentiellement chez nos voisins allemand, belge, italien et espagnol. Conformément à la procédure, ils ont ensuite été extradés vers la France. D'autres arrestations ont lieu sous des cieux plus exotiques. Ainsi, le 4 mai 1998, Bruno Jambut est remis à la France après avoir été arrêté au Cambodge. En fuite, ce dangereux braqueur français s'était enrôlé dans une milice khmère... Très récemment encore, quatre gros trafiquants de cocaïne français, qui alimentaient l'Europe à partir de l'Amérique du Sud, ont été repérés à Aruba, l'une des îles des Antilles néerlandaises. Appréhendés par les autorités locales, ils ont été extradés vers Paris.

Parfois les choses sont plus compliquées: le 12 janvier dernier, Bruno Pelletier, l'ancien imprimeur de la Mnef (Mutuelle nationale des étudiants de France), qui a rendu des «services» à plusieurs hommes politiques français, a été placé sous écrou extraditionnel au Togo par des policiers de la brigade financière de Paris, dépêchés sur place par les juges parisiens Armand Riberolles et Françoise Neher. Reconverti dans la radio en Afrique, il est le premier épinglé dans ce dossier ultrasensible. Non sans mal: à la surprise des enquêteurs, le 17 février dernier, la justice togolaise l'a remis en liberté pour raisons médicales. Avant de l'incarcérer de nouveau le 22 à la prison civile de Lomé... Mais il a fallu attendre fin avril pour que le général Eyadéma signe son décret d'extradition et le 28 juin pour que Pelletier soit enfin transféré sur le sol français...

Perruque et lunettes noires

Ruse suprême, certains fugitifs que l'on croit en cavale à l'autre bout du monde sont en fait restés ou retournés en France. Le 5 octobre 1992, Simon Amar, un médecin strasbourgeois, viole l'une de ses patientes, âgée de 27 ans, lors d'une consultation. Le 29 mars 1995, il est condamné par la cour d'assises du Bas-Rhin à sept ans de prison. Mais, bizarrerie juridique, il n'est pas incarcéré tant que la Cour de cassation n'a pas confirmé le verdict. Ce qui a finalement lieu en novembre 1996. Entre-temps, le médecin a disparu... Le 10 mars 1997, un mandat d'arrêt international est lancé via Interpol: Simon Amar est recherché à travers tout le globe. C'est pourtant au péage autoroutier de Schwindratzheim, à quelques kilomètres du tribunal qui l'a condamné, qu'il est finalement arrêté le 12 mars 1998. Les gendarmes n'ont pas été abusés par sa perruque et ses lunettes noires...

Mais certains fugitifs restent introuvables. C'est le cas, pour l'instant, de l'insaisissable Alfred Sirven, pièce manquante du dossier Elf. Recherché tout d'abord en Suisse, en 1997, avant d'être intégré au fichier Schengen le 9 décembre 1998, il ne fait son entrée à Interpol que le 21 décembre de la même année - sa notice rouge était définitivement rédigée le 6 janvier dernier. Un processus lent et tardif résultant d'un malentendu entre la juge Eva Joly et le parquet de Paris. Une demande d'arrestation plus ancienne apparaît bien sur le fichier d'Interpol, mais elle est assortie de la mention «Not valid»... Depuis, les juges se sont déplacés en Afrique du Sud, où Sirven aurait été signalé. En vain. Il bénéficierait, assurent certains, de la protection des autorités de son pays d'accueil. «La complicité de certains gouvernements avec des truands relève en général du fantasme, assure pourtant Michel Richardot, vice-président d'Interpol et candidat français au poste stratégique de secrétaire général de l'organisation, occupé depuis quinze ans par le Britannique Raymond Kendall. En revanche, tous les pays ne placent pas la traque des suspects Interpol au premier rang de leurs préoccupations.» L'ancien criminel de guerre nazi Alois Brunner a ainsi pu vivre en toute quiétude, à Damas, sous la protection des autorités syriennes. Sa notice rouge à Interpol indique pourtant qu'il est toujours recherché par trois pays: l'Allemagne (depuis 1987), l'Autriche et la France... Et puis, il y a les quelques très rares Etats dans le monde qui ne sont toujours pas affiliés à Interpol. Un gigantesque planisphère lumineux permet de les repérer au siège lyonnais de l'organisation: le Kazakhstan, l'Erythrée et quelques îles perdues du Pacifique...

Le cas d'Israël est lui aussi à part: en vertu de la «loi du retour», tout juif qui pose le pied sur le territoire de l'Etat hébreu obtient automatiquement la nationalité israélienne et ne peut, dès lors, être extradé qu'au terme de longues et difficiles tractations. Une originalité dont a par exemple pu bénéficier, par le passé, l'escroc Samuel Flatto Sharon - qui a même été élu un temps à la Knesset - et dont profitent aujourd'hui quelques gros bonnets de l'affaire du Sentier.

Leur principal allié: le temps

Parmi les «célébrités» internationales poursuivies par la justice française, on trouve également Felicidad Noriega, l'épouse de l'ancien président de Panama, Manuel Antonio Noriega, condamnée pour blanchiment d'argent de la drogue et recherchée à ce titre en Amérique latine, en Europe, aux Etats-Unis et aux Caraïbes. Ou encore Miodrag Zecevic, banquier franco-yougoslave, suspecté d'avoir détourné de l'argent en Suisse au profit de la famille du dictateur Milosevic (voir L'Express n° 2491). Sans parler du cas célèbre de l'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, poursuivi par le juge espagnol Baltasar Garzon, puis par son collègue français Roger Le Loire, pour «séquestrations suivies de tortures». Et qui attend toujours, à Londres, son éventuelle extradition vers Madrid.

Traqués par Europol et Interpol, les 600 Français en cavale à travers le monde vivent donc en sursis. Leur principal allié? Le temps. La durée de vie des fiches Schengen est de trois ans, renouvelables, celle des notices rouges d'Interpol, de cinq ans, également renouvelables. Mais, avec le temps, les poursuites judiciaires s'estompent, les moyens et l'ardeur mis en oeuvre pour localiser un suspect diminuent. Et la physionomie ou le visage des fugitifs ont, eux aussi, tout le temps de changer: ainsi, Homère Filippi, caïd marseillais condamné pour l'assassinat du juge Michel, n'est plus le fringant jeune homme au col de chemise rayé de 1981 (voir la photo, page 50). C'est aujourd'hui un «retraité» du crime âgé de 67 ans..

Nom: Loudmer

Prénom: Philippe

Recherché depuis le 19 novembre 1997

Zones de recherche: espace Schengen, Israël

Motif: abus de confiance commis par officier ministériel

Les faits: Philippe Loudmer est le fils - et l'associé - du célèbre commissaire-priseur parisien Guy Loudmer, mis en examen le 24 octobre 1997 pour abus de confiance aggravé par la juge Evelyne Picard. On lui reproche un certain nombre d'irrégularités financières lors de la fabuleuse vente de la collection des époux Bourdon (Picasso, de Staël, Modigliani), qui a rapporté 500 millions de francs. Il aurait par exemple perçu des honoraires sur des oeuvres qui n'avaient pas été payées. Son fils, Philippe Loudmer, qui gérait le compte Massimo dans une banque du Luxembourg et se livrait lui aussi au commerce d'oeuvres d'art, a fui la France, le 29 octobre, après une perquisition de son appartement parisien, non sans avoir «emprunté» 470 000 francs à l'étude. Le 11 décembre 1998, le TGI de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de la société Loudmer.

Nom: Martini

Prénom: Jean

Recherché depuis 1992

Zone de recherche: espace Schengen

Motif: organisation internationale de trafic de stupéfiants. Condamné par défaut le 19 juin 1992 par le tribunal de grande instance de Paris à vingt ans de prison et à 20 millions de francs d'amende

Les faits: a organisé, de 1985 à 1988, un trafic portant sur plusieurs centaines de kilos d'héroïne, importée de Thaïlande et à destination des Etats-Unis.

Nom: Campio

Prénom: Patrick

Alias comte Arnauld de Poligny

Recherché depuis le 17 décembre 1997

Zones de recherche: Europe, Amérique du Sud, Caraïbes

Motif: soustraction d'enfants. Mis en examen par la juge Françoise Martres, de Versailles
Les faits: faux comte, mais vrai escroc, Patrick Campion fréquentait le Tout-Paris des boîtes de nuit et des cocktails. Ce personnage flamboyant avait créé le Comité de l'excellence, qui remettait des médailles d'or à des personnalités «remarquables». En réalité, ces dernières, souvent des chefs d'Etat africains, payaient jusqu'à 2 millions de francs pour recevoir cette distinction sans aucune valeur officielle. «Monsieur le comte» s'est également improvisé producteur de télévision, mais son premier reportage dans le palais de Pascal Lissouba, président du Congo, a tourné court. Déjà condamné à dix-huit mois de prison dont un avec sursis pour fraude fiscale, il s'envole pour les Bahamas en décembre 1996, avec ses deux enfants - Diane, 10 ans, et Forester, 8 ans - dont il n'avait pas la garde. Les autorités de Nassau n'ont pour l'instant pas donné suite aux demandes d'extradition françaises.

Nom: Filippi

Prénom: Homère

Recherché depuis le 29 janvier 1993

Zones de recherche: les 178 pays affiliés à Interpol

Motif: complicité d'homicide volontaire avec préméditation. Condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité par la cour d'assises des Bouches-du-Rhône le 19 avril 1991
Les faits: le 21 octobre 1981, le juge Pierre Michel était tué par balles dans les rues de Marseille par deux assassins à moto. Il faudra attendre plusieurs années et les révélations d'un «repenti», François Scapula, pour que les commanditaires soient identifiés. Il s'agissait de deux trafiquants de drogue détenus aux Baumettes dont les dossiers étaient instruits par le juge Michel. Parmi eux, Homère Filippi, dit «Mimi», lieutenant du parrain Gaétan Zampa. Filippi aurait donné l'ordre d'exécuter le magistrat depuis la prison. Ayant déjà été condamné plusieurs fois pour trafic de stupéfiants, soupçonné d'avoir participé au casse de la Société générale de Nice avec Albert Spaggiari, Filippi a disparu depuis juillet 1981. C'est donc par contumace qu'il a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Nom: Rosemont

Prénom: Roger

Recherché depuis le 11 septembre 1998

Zone de recherche: Caraïbes

Motif: exercice illégal de la profession de banquier et infractions relatives aux prêts d'argent.

Mis en examen à Chalon-sur-Saône

Les faits: en 1995, Roger Rosemont avait monté, à Chalon-sur-Saône, une petite société, L.A. Finances, qui proposait des prêts par déposit: le client déposait 100 000 francs et, en échange, bénéficiait d'un prêt de 1 million de francs. Rosemont, qui à l'époque vivait à Amsterdam, a été mis en examen puis incarcéré plusieurs mois à Chalon. A sa sortie, en 1996, il avait interdiction de quitter le département de Saône-et-Loire. Fortement endetté, ce Français d'origine malgache a pourtant disparu quelque temps plus tard...

Nom: Millet

Prénom: Stéphane

Recherché depuis le 22 novembre 1996

Zones de recherche: les 178 pays affiliés à Interpol

Motif: proxénétisme. Condamné par défaut à six ans de réclusion criminelle le 30 mai 1996 par le TGI de Nanterre

Les faits: a contraint à la prostitution, dans les années 1994-1995, son épouse, sa belle-soeur et la nourrice de ses enfants.

Nom: Schuller

Prénom: Didier

Recherché depuis le 11 juillet 1995

Zones de recherche: les 178 pays affiliés à Interpol

Motif: trafic d'influence, complicité et recel. Mis en examen par les juges Portelli et Vandingenen

Les faits: le 13 décembre 1994, le juge Eric Halphen perquisitionne au siège du Clichois, journal électoral du conseiller général de Clichy-sous-Bois, Didier Schuller. Il le soupçonne de surfacturer certaines pages de publicité publiées pour des entreprises. Coup de théâtre le 20 décembre: le Dr Maréchal, beau-père du juge Halphen, est arrêté à Roissy alors que Didier Schuller vient de lui remettre une mallette contenant 1 million de francs. Corruption? Piège? Toujours est-il que, le 9 février 1995, Schuller, sa compagne, Christelle Delaval, et leurs deux enfants disparaissent sans laisser d'adresse. Seul un journaliste du Monde parviendra à rencontrer l'ancien conseiller général aux Bahamas, en septembre 1997. Depuis, il demeure introuvable.

Nom: Sirven

Prénom: Alfred

Alias Francis Beugnot, Monsieur Nersiv, Sivom et Siven

Signalement: 94 kilos, 176 centimètres, cheveux bruns

Recherché depuis le 13 juin 1997 en Suisse, le 9 décembre 1998 dans l'espace Schengen et le 21 décembre 1998 par Interpol

Zones de recherche: les 178 pays affiliés à Interpol

Motif: abus de bien social commis entre juillet 1989 et août 1993. Mis en examen par la juge Eva Joly

Les faits: conseiller spécial du PDG d'Elf, Loïk Le Floch-Prigent, il gérait la caisse noire de la multinationale en Suisse et supervisait le versement de commissions à l'étranger. Avec l'aide de Christine Deviers-Joncour, il a mis ses réseaux au service de Thomson lors de la vente de frégates à Taïwan, qui vaudra à l'amie de Roland Dumas le versement d'une commission de 60 millions de francs. A la tête d'une fortune immense, il est souvent présenté comme l'homme clef de l'affaire Elf. 

Publié dans Articles de Presse

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