Abdallah Georges Ibrahim

Publié le par Mémoires de Guerre

Georges Ibrahim Abdallah (1951 - ) était le chef présumé des Fraction armée révolutionnaire libanaise (FARL), condamné en France à la réclusion à la perpétuité pour des actes jugés terroristes.

Abdallah Georges Ibrahim
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Abdallah Georges Ibrahim

Georges Ibrahim Abdallah est né le 2 avril 1951 à Koubeyat au Liban. Son engagement politique débute dans les rangs du Parti national social syrien (PNSS) pour rejoindre ensuite le Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP). Il est blessé lors de l'invasion israélienne du Sud Liban en 1978. En 1982, les FARL assassinent Charles Robert Ray, attaché militaire américain à Paris (le 18 janvier 1982), Yacov Barsimentov, diplomate israélien qui aurait été le responsable du Mossad à Paris (le 3 avril), et Robert Onan Homme, consul américain à Strasbourg. 

Il est arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, où il est condamné le 10 juillet 1986 à quatre ans de prison pour usage de faux papiers et détention d'armes et d'explosifs. Son incarcération n’était motivée que par la détention de vrais-faux papiers d’identité : un passeport délivré légalement (avec une identité fictive) par les autorités algériennes à Alger. Dans le journal-mémoire qu’il a fait éditer, Jacques Attali, le conseiller du président français François Mitterrand, écrivait : « Mercredi 6 mars 1985… il n’est inculpé que de faux et usage de faux. Il dispose d’un “vrai-faux” passeport algérien. ». Le 28 février 1987, il est condamné à la perpétuité par la cour d'assises spéciale pour complicité d'assassinat suite à la découverte dans une de ses planques d'une arme ayant servi à abattre Charles Ray et Yacov Barsimentov. Georges Ibrahim Abdallah avait alors pour avocat Jacques Vergès.

En mars 2002, sa demande de libération est rejetée. En septembre 2002, il est incarcéré à la prison de Fresnes. En novembre 2003, la juridiction de la libération conditionnelle de Pau a ordonné sa remise en liberté à condition qu'il quitte définitivement le territoire pour le 15 décembre. Dominique Perben, alors ministre de la Justice, fait appel de la décision, si bien que le 15 janvier 2004, Georges Ibrahim Abdallah voit sa libération rejetée. Toujours incarcéré en 2007, il est aujourd'hui emprisonné au centre pénitentiaire de Lannemezan.

Publié dans Terroristes

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