Cabrinovic Nedeljko

Publié le par Roger Cousin

Cabrinovic NedeljkoNedeljko Cabrinovic (1895 - 23 janvier 1916) était un membre de La Main noire, et l'un des sept assassins ayant participé à l'assassinat réussi de François-Ferdinand d'Autriche lors de l'Attentat de Sarajevo. Né à Sarajevo, Cabrinovic fut pendant quelques années bricoleur, avant de partir pour Belgrade et travailler dans une imprimerie, où il deviendra un familier de la littérature anarchiste. En 1912 il rejoint la main noire. Deux ans plus tard, Dragutin Dimitrijević, leader de la Main noire, ordonna à Cabrinovic, Gavrilo Princip et cinq autres conspirateurs l'assassinat de l'archiduc héritier de l'Empire Austro-Hongrie François-Ferdinand, en leur donnant à chacun un pistolet et deux bombes, ainsi qu'une dose de cyanure, en leur ordonnant de l'ingérer au cas où ils seraient pris. Différentes versions de l'assassinat existent, du fait de la longue période passée depuis les faits.

L'attente a eu lieu le 28 juin 1914 : le premier assassin essaya de tirer sur l'archiduc, mais il a été incapable de bien viser. Cabrinovic lança alors sa bombe à l'intérieur de la voiture officielle dès que l'archiduc tenta de fuir. Un témoin raconta que lorsque l'archiduc vit la bombe approcher, dans le but de protéger sa vie, il fit rebondir la bombe avec son bras. La bombe détruit une voiture voisine, faisant de sérieux dégâts parmi les passagers. Cabrinovic a ensuite avalé sa cyanide et sauté dans une rivière proche. Mais la cyanide n'était pas pure et l'a seulement rendu malade. Il a été appréhendé par les autorités. Ironiquement, cet attentat raté a été la cause du véritable assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, car celui-ci insista pour visiter à l'hôpital les victimes de la bombe, mais son chauffeur n'ayant pas été averti du changement d'itinéraire dut, sur ordre de l'archiduc , arrêter l'automobile pour entamer une marche arrière et effectuer virage.

A proximité se tenait un des comploteurs Princip (qui sortait d'une boulangerie), qui n'a pas perdu de temps pour tirer, et tuer l'archiduc et sa femme. Cabrinovic confessa ses crimes, persuadé qu'il était un héros serbe et un véritable nationaliste. Puisqu'il était mineur, il n'a pas été executé, mais condamné à quinze ans de prison. Il mourut en 1916 de la tuberculose. Josip Novakovich a écrit les mémoires fictives de Cabrinovic, "The Stamp", qui a été publié dans Ploughshares en 2002, et inclus à la collection Novakovich, Infidelities: Stories of War and Lust, en 2005.


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