Chevalier Jacques

Publié le par Roger Cousin

Chevalier JacquesJacques Chevalier né à Cérilly Allier le 13 mars 1882, décèdé le 19 avril 1962 à Paris est un philosophe catholique et homme politique Français. Fils du général Georges Chevalier et filleul de Pétain, il a été secrétaire d'Etat à l'instruction publique puis à la famille en 1940-1941. Entré à l'Ecole normale supérieure en 1900, il a également étudié à Oxford. Pendant sa carrière, il a été professeur à la faculté des lettres de Grenoble, et doyen à 38 ans. En 1931, il est battu par Marcel Mauss pour être nommé professeur au Collège de France. Secrétaire général à l'Instruction publique du 11 septembre au 13 décembre 1940, secrétaire d’État à l’instruction publique et à la jeunesse, du 14 décembre 1940 au 24 février 1941. Secrétaire d’État à la famille et à la santé, du 25 février 1941 au 12 août 1941.

Jacques Chevalier a tenu le Ministère de l’Instruction publique quelques mois après les débuts de l'État de Vichy. Pendant son court mandat, il prit des dispositions légales très catholiques, allant notamment dans le sens d'une réinsertion du catéchisme dans l'enseignement primaire. Son successeur, Jérôme Carcopino, a rapidement fait disparaître ces initiatives et les références à Dieu ont été remplacées par des références à d'autres notions universelles. Il semble qu'il fut associé à des accords secrets avec l'Angleterre : accords Churchill-Pétain, accord Halifax-Chevalier.

Arrêté par le maquis le 25 juin 1944, il est condamné à vingt ans de travaux forcés, à la dégradation nationale et à la confiscation de ses biens, mais n'ayant pas eu de sentiment pro-germanique, il ne fut pas soupçonné de collaboration, sa peine est bientôt commuée en quatre ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l'État » en raison de ses menées contraires au laïcisme. Il bénéficie d'une mesure de libération conditionnelle le 6 mars 1947. Pétainisme. À l'occasion de la Fête des Mères de 1941, il créa ce slogan assez caractéristique de la propagande vichyssoise auprès du peuple français : « Par le don de sa personne et le rayonnement de son amour, la mère est l’âme de la famille. Elle transmet, avec la vie, les vertus qui font les peuples forts. »
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