Escande Louis Luc

Publié le par Rodney42

Louis Escande est né le 25 septembre 1913 à Massat, petit village de l'arrondissement de Saint-Girons (Ariège). Après avoir suivi le cursus secondaire aux collèges de Mirepoix, puis d'Aix-en-Provence, il entre à l'Ecole spéciale des travaux publics à Paris, et y obtient le titre d'ingénieur des travaux publics de l'Etat (1935). Il exercera l'essentiel de sa vie professionnelle en Saône-et-Loire. Son activité dans la Résistance, dont il est l'un des premiers organisateurs dans ce département, est consacrée par la remise de la rosette de la Résistance, de la Croix du combattant volontaire et de la Médaille d'honneur départementale de la Résistance.

Au lendemain de la Libération, Louis Escande s'oriente vers l'action politique. Nommé premier adjoint au maire de Mâcon en 1944, il conserve ce poste après les élections municipales de 1945 et de 1947 avant de devenir maire de cette ville à la suite du renouvellement de 1953. Le 21 octobre 1945 ont lieu les élections à la première Assemblée nationale constituante. Louis Escande se présente en seconde position sur la liste SFIO devant les électeurs de Saône-et-Loire. La SFIO obtient 56 136 voix sur 243 511 suffrages exprimés, et emporte deux des six sièges à pourvoir dans ce département.

Nommé membre de la Commission des moyens de communication et des PTT, et de celle de l'équipement national et de la production, le nouveau député de Saône-et-Loire dépose une proposition de loi sur les conditions de l'inéligibilité (22 décembre 1945), et intervient dans les débats à propos du budget pour 1946 des travaux publics et des transports (29 décembre 1945). Favorable à la nationalisation des banques (2 décembre 1945), et à celle de l'électricité et du gaz (28 mars 1946), il vote pour la dévolution de biens des entreprises de presse (16 avril) et approuve le projet de Constitution (19 avril). Le rejet de celui-ci par le référendum du 5 mai suivant, nécessite la convocation d'une nouvelle Assemblée nationale Constituante.

A nouveau candidat lors des élections du 2 juin 1946 il figure toujours en seconde position sur la liste SFIO dans la Saône-et-Loire, et n'est pas réélu, la SFIO, avec 49 758 voix sur 254 546 suffrages exprimés, perdant l'un des deux sièges au profit du RGR. Le nouveau projet de Constitution, voté le 28 septembre 1946, ayant été entériné par le référendum du 27 octobre 1946, il peut être procédé à l'élection d'une Assemblée nationale législative.

Louis Escande se présente une nouvelle fois devant les électeurs de Saône-et-Loire lors du scrutin du 10 novembre 1946 pour la première législature de la IVème République, toujours en seconde position sur la liste du parti socialiste SFIO emmenée par le docteur Pierre Fernand Mazuez, maire de Montceau-les-Mines. Mais, avec 37 367 voix sur 237 050 suffrages exprimés, la liste SFIO enregistre un net recul, et réussit seulement à conserver le seul siège qu'elle détenait.

La SFIO de Saône-et-Loire avait conclu, en prévision du scrutin du 17 juin 1951 pour la seconde législature, des accords d'apparentement avec les listes du Parti radical-socialiste et du RGR, du MRP et des Républicains démocrates, et de l'UIPRN. Louis Escande se présente à nouveau devant les électeurs de Saône-et-Loire, sur la liste SFIO du docteur Mazuez, mais, avec 27 661 voix sur 233 867 suffrages exprimés, il n'est toujours pas élu.

Il n'est pas candidat aux élections anticipées du 2 janvier 1956 pour la troisième législature de la IVème République. Il retrouve un mandat national sous la Vème République : il est élu député de la première circonscription de Saône-et-Loire aux élections de 1962 et conserve son siège lors du renouvellement de 1967. Commandeur des palmes académiques, Louis Escande est également officier de la Légion d'honneur, officier du Mérite agricole, ainsi que chevalier du Mérite civil et du Mérite social.

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