Hayden Michael

Publié le par Roger Cousin

Michael Vincent Hayden, né le 17 mars 1945 à Pittsburgh aux États-Unis, est un général de l'US Air Force. 

Hayden Michael

Entré dans l'armée de l'air en 1967, il fut directeur de la National Security Agency de 1999 à 2005, puis fut l'adjoint de John Negroponte à la tête de la Direction du renseignement national (DNI). Le président George W. Bush a annoncé sa nomination à la tête de la CIA le 8 mai 2006. Cette nomination a suscitée des critiques au Congrès y compris dans les rangs de la majorité républicaine. Plusieurs élus se disant inquiets sur le choix du président qui a préféré un militaire plutôt qu'un civil. Il a tout de même été confirmé à ce poste le 23 mai par le Sénat.

Ce directeur a pris la décision de déclassifier du niveau d'habilitation "Secret Défense" un dossier de 702 pages sur les activités de la CIA couvrant la période 1950-1970, baptisé Family Jewels (Bijoux de famille). Il est remplacé avec l'arrivée à la présidence de Barack Obama par Leon Panetta. Il a reçu de nombreuses décorations dont la Legion of Merit et la Bronze Star. Avec l'arrivée de l'administration Obama, il écrit une liste de préoccupations par ordre d'importance pour la CIA en 20092 :

  • Al-Qaida et ses franchises reste le danger numéro un pour les États-Unis.
  • La deuxième menace est constituée par la situation de la guerre contre le trafic de drogue au Mexique.
  • Le programme d'armes de destruction massive en Iran.
  • Les approches de plus en plus divergentes entre l'Europe et les États-Unis concernant la « guerre contre le terrorisme ».
  • L'instabilité provoquée par le faible prix du pétrole sur des États producteurs comme le Venezuela et l'Iran.
  • La situation au Pakistan, qualifié de « pays ami », qui est confronté à des difficultés internes très importantes.
  • L'Afghanistan et la traque de Ben Laden.
  • La Corée du Nord et son arsenal nucléaire.
  • La République populaire de Chine et sa réaction face à la crise économique actuelle.
  • Le Proche-Orient qui reste une zone de tension extrêmement importante.

Il a milité en 2013 pour l’emprisonnement de journalistes, citant Glenn Greenwald comme base de sa campagne, un cas d’école, selon lui, s’agissant de la fuite de documents classés « secret-défense ».

Publié dans Espions, Militaires

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