Jacques Vergès

Publié le par Tf1 News par Alexandra Guillet

Avocat de renommée internationale, Jacques Vergès s'est notamment distingué en défendant les "indéfendables".

Jacques Vergès

Amateur de havanes, collectionneur de jeux d'échecs, expert en provocation et anticolonialiste, Jacques Vergès s'est surtout rendu célèbre en défendant les "indéfendables" comme Klaus Barbie, ex chef de la gestapo à Lyon. Il a aussi assuré la défense des militants du FLN pendant la guerre d'Algérie, du tueur en série Charles Sobrhraj, les terroristes Georges Ibrahim Abdallah et Carlos, l'ancien président Slobodan Milosevic et de nombreux chefs d'Etat africain dont Laurent Gbagbo. Jacques Vergès a également défendu le jardinier Omar Raddad le préfet Bonnet, Simone Weber, Louise-Yvonne Casetta.

Né en 1925 Thaïlande, de père français et de mère vietnamienne, Jacques Vergès passe son enfance à La Réunion où son jumeau, Paul, fera une carrière politique. Jacques, lui, s'engage à 17 ans dans les Forces Françaises Libres, puis adhère en 1945 au Parti communiste. Il réside à Prague de 1951 à 1954 comme cadre du mouvement communiste international. Fin 1955, le jeune avocat milite pour le FLN algérien. Il quitte le PCF en 1957 et épouse Djamila Bouhired, auteur de plusieurs attentats à la bombe en Algérie.

Un trou de huit années

De 1970 à 1978, il disparaît. "Je suis passé de l'autre côté du miroir. C'est ma part d'ombre", dit-il, entretenant volontairement le flou sur cette période. Selon certaines sources, il aurait travaillé clandestinement avec Pol Pot et les Khmers rouges. Il est d'ailleurs l'actuel avocat de Khieu Samphan, 79 ans, ex-chef de l'Etat du régime khmer rouge (1975-79), et jugé pour génocide. 

Amateurs de lettres, Jacques Vergès monte également régulièrement, depuis quelques années, sur les planches pour jouer "Serial plaideur". Auteur de nombreux ouvrages, son dernier livre s'intitule Crimes et fraudes" en Côte d'Ivoire, aux éditions Édite (2011).

Publié dans Articles de Presse

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