Lepercq Aimé

Publié le par Roger Cousin

Aimé Marie Antoine Lepercq, homme politique et ingénieur français, est né le 2 septembre 1889 à Collonges-au-Mont-d'Or (Rhône) et décédé le 9 novembre 1944 à Lille. 
Lepercq Aimé

Il est le fils de Gaston Paul Jules Lepercq, professeur, et de Claudine Fichet; et le père de Paul Adolphe Lepercq (1922-1999), sorti de X en 1942. Il intègre (l'École polytechnique) (X1909), sort classé quatrième sur 197 élèves ; il entre à l'École des Mines de Paris ingénieur des mines où il est classé premier de sa promotion. Il est blessé à trois reprises pendant la Première Guerre mondiale et refuse de se laisser évacuer. Après la guerre, il est directeur des Services de l'Union Européenne, Industrielle et financière en Tchéquoslovaquie de 1923 à 1929, ainsi qu'administrateur de la société tchécoslovaque Škoda.

Mobilisé en 1939, il refuse de déposer les armes malgré les ordres de ses supérieurs et ne le fait qu'à la signature de l'armistice. Il est fait prisonnier en juin 1940. Libéré, il assure la présidence du Comité d'organisation des Combustibles Minéraux. Il est révoqué en 1943, s'opposant ouvertement à la politique de Laval relative au STO et aux déportations en Allemagne. Il s'engage alors dans la Résistance. À partir de 1943, il se consacre à l'organisation de la Résistance active dans le cadre de l'OCM dont il prend la tête. Il est en 1943 le premier commandant FFI de Paris, chef des FFI de l'Île-de-France. Arrêté puis libéré à la faveur de la désorganisation de l'administration allemande en 1944, il prend le commandement militaire de l’Hôtel de Ville de Paris en août 1944.

Directeur de l'Union européenne industrielle et financière et Ministre des Finances dans le gouvernement Charles de Gaulle (1) dès le 4 septembre 1944, il meurt le 9 novembre de la même année dans un accident de la circulation dont les circonstances sont demeurées obscures, alors qu’il revient de Lille où il s’est rendu pour veiller au lancement de l’emprunt de Libération. René Pleven le remplace dans cette fonction.

Il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en octobre 1915, alors qu'il est lieutenant dans l'artillerie, avec cette citation : "Exceptionnellement doué en intelligence comme en vigueur, d'une bravoure au-dessus de tout éloge, remplit les missions les plus difficiles et les plus périlleuses avec un sang-froid magnifique ; blessé grièvement deux fois, la première s'est échappé de l'hôpital où il était soigné pour revenir à son poste ; la seconde a refusé de se laisser évacuer". Il reçoit la Croix de Guerre 14-18 et la Croix de guerre 39-45 et est titulaire de la Military Cross britannique. Il est Compagnon de la Libération.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article