Les couleurs fauves d’Édith Gorren

Publié le par Sud Ouest par Pierre La Scourrèges

Les couleurs fauves d’Édith Gorren

Édith Gorren, peintre et dessinatrice, affectionne une palette de couleurs vives dans l’exposition qui lui est consacrée, salle George-Sand, jusqu’au 26 juillet.

Les couleurs fauves d’Édith Gorren

Les couleurs fauves d’Édith Gorren

En appelant sa toute dernière exposition « Rouge de mars », Édith Gorren revendique la maîtrise d’un art que lui confère le talent de peintre coloriste. Ses tableaux débordent de couleurs autant que de scènes de vie portées par des mouvements de foule, des séries de portraits et un regard particulier sur une nature lumineuse : « Lorsque je suis en péril, je mets du rouge. C’est une couleur très solide et très pigmentée. Ça donne de la lumière. Le rouge de Mars se situe alors entre l’orangé de Mars et un rouge ocre mais chatoyant », explique l’artiste devant ces représentations de carnaval nordique.

Carnets de route

Du tango à Bordeaux à la plage Péreire à Arcachon, des dames à la terrasse, aux givrés d’Ostende sortant d’un bain d’hiver, les huiles sur toiles d’Édith Gorren suivent l’itinéraire d’un carnet de voyages. Depuis son atelier à Aillas, l’artiste puise aussi dans les paysages familiers de la voie verte au bord du canal ou dans l’ambiance chaleureuse d’un bal trad de Villandraut.

En passant devant « Les Sauvés de Bazas », Édith Gorren fait une longue digression sur un épisode de l’histoire, en rendant grâce à ces passeurs qui permettaient pendant la dernière guerre de sauver des Juifs d’un funeste destin.

Témoin de l’actualité

La déportation et la question de la Shoah ont nourri un long travail de dessinatrice d’assises, à partir duquel elle a réuni une impressionnante série de croquis consacrés au procès Papon. Depuis peu, son travail introduit quelques clins d’œil à l’actualité. « Ces amoureuses dans la brume » saisies au bord du miroir d’eau à Bordeaux n’ont-elles pas précédé l’adoption du projet de loi sur le mariage pour tous ?

À Langon, l’artiste montre ainsi toutes les facettes et la richesse de son travail. Huile, bien sûr, mais aussi pastel, crayon et fusain. Entre la grande salle où sont rassemblées ses peintures et la petite pièce dédiée aux dessins, Édith Gorren nous fait partager une exposition personnelle de peinture figurative, d’huiles et diverses techniques de dessin sur des thèmes à visage humain, imaginatifs ou d’après nature, et une recherche permanente de lumière et de couleurs fauves.

Exposition jusqu’au 26 juillet, salle George-Sand, au centre culturel des Carmes. Entrée libre du mardi au samedi, de 15 h à 19 h et les vendredis de 10 h à 12 h. À l’exception des jours fériés.

Publié dans Articles de Presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article