Rasch Otto Emil

Publié le par Roger Cousin

Rasch Emil Otto, né le 7 décembre 1891 à Friedrichsruh, Otto Rasch est docteur en droit et en économie politique et avocat à Leipzig. 

Rasch Otto EmilRasch Otto Emil

En 14-18 il combat dans la marine. En 1919 il redevient avocat à Leipzig. Il adhère au parti en septembre 1931 et entre dans la SS en 1933. Après la prise de pouvoir de Hitler, il devient maire de Radeberg puis de la ville natale de Luther, Wittemberg. Suite à une affaire de corruption (il s’est fait construire une villa en partie aux frais de la commune…), il ne se représente pas et entre dans le Service de Sécurité de la SSEn 1938 il est chef de la police d’Etat à Francfort sur le Main, puis en Haute Autriche. Il entre dans le RSHA et devient chef du SD de Prague en mars 1939 puis de Königsberg en août 1939. Il participe à la campagne de Pologne après avoir joué un rôle actif lors de l’incident de Gleiwitz.

En février 1940 Rasch, avec l’accord de Heydrich, créé le camp de transit de Soldau c’est en fait un camp de liquidation. Plus de 600 personnes y sont liquidées. De juin à octobre 1941 il est commandant « SS-Brigadeführer und Befehlshaber » de l'Einsatzgruppe C qui opère en Ukraine sur les arrrières du corps d’armées Sud. D’après les rapports envoyés à Berlin, il est responsable du massacre de près de 50 000 personnes en date du 20 octobre 1941. Parmi les grands massacres, figure celui de Babi Yar où entre le 29 et le 30 septembre 1941 sont massacrées 33 771 juifs.

A partir de 1942, en récompense pour services rendus, il retourne en Allemagne et jusqu’en 1945 il est directeur de la société « Kontinentale Öl ». A Nuremberg, il est mis en accusation avec les autres responsables des Einsatzgruppen devant un tribunal militaire américain ; le procès dure du 3 juin 1947 au 10 août 1948, mais l’accusation est abandonnée le 5 février 1948 en raison de l'état de santé de l'accusé (maladie de Parkinson). Il meurt avant la fin du procès, le 1 novembre 1948.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article