La collaboration en France (1940-1944) est l'action et le travail commun, menés de façon choisie, avec l'occupant nazi du territoire français, entre 1940 et 1944. Elle consiste non seulement en la collaboration d'État lancée officiellement lorsqu'au terme d'un discours radiodiffusé le 30 octobre 1940, le maréchal Pétain invite les Français à collaborer avec l'Allemagne, mais aussi en d'autres formes de collaboration plus radicales ou plus confuses auxquelles se livrent des Français en dehors de l'appareil d'État. On peut distinguer trois sortes de collaboration : la collaboration d'État […]
Le régime de Vichy choisit la voie de la « collaboration » avec l'Allemagne nazie, sous le prétexte qu'il s'agirait là du seul moyen d'alléger le poids de l'occupation. Cette collaboration prend plusieurs formes : économique, policière, militaire et culturelle. Suite à l'armistice du 22 juin 1940, la France est, en gros, divisée en deux zones, la zone occupée, et la zone dite « libre ». L'ensemble du territoire est sous l'autorité du gouvernement de Vichy dirigé par le maréchal Pétain. Le 14 août 1941, un décret signé par Pétain enjoint à tous les fonctionnaires de lui prêter serment de […]
Après l'invasion du pays, l'Axe démembre le territoire du Royaume de Yougoslavie et pour partie divisé en plusieurs états indépendants, où les occupants Allemands et Italiens installent des gouvernements collaborateurs en s'appuyant sur les revendications indépendantistes locales. Une autre partie du territoire est répartie en protectorats allemands, italiens, hongrois ou bulgares. Le gouvernement collaborateur serbe dirigé par Milan Nedić, l'État indépendant de Croatie dirigé par Ante Pavelić, le chef des Oustachis et le Royaume du Monténégro sont les structures étatiques plus ou moins d […]
Le complot du 20 juillet, ou attentat du 20 juillet 1944, contre Adolf Hitler, est l'événement le plus marquant de la Résistance allemande au nazisme au régime d'Adolf Hitler. La première opération du complot consistait à commettre un attentat à la bombe contre Hitler. L’opération Walkyrie (« Operation Walküre ») est à l'origine un plan de prise de contrôle de l'Allemagne par l'armée, plan d'urgence en cas d'insurrection. Les membres du complot contre Hitler s'étaient rendu compte, que ce plan mis en application par eux immédiatement après l'attentat, et en utilisant l'attentat comme […]
L’épuration à la Libération en France visait les personnes ayant collaboré avec les autorités d’occupation nazies. Une épuration politique et antisémite par le régime de Vichy avait eu lieu entre 1940 et 1944. À la Libération, avant que les cours de justice et chambres civiques soient créées et installées, et à la faveur des mouvements de foules où la joie, le désir de vengeance et les règlements de comptes se mêlent, résistants et populations s’en prennent aux collaborateurs ou considérés comme tels. L’épuration extrajudiciaire entraîna la mort d'environ 9 000 personnes dont un tiers par […]
Le procès de Nuremberg fut intenté contre 24 des principaux responsables du régime nazi, accusés de complot, crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l'humanité. Il se tint à Nuremberg du 14 novembre 1945 au 1er octobre 1946. Ce procès se déroula sous la juridiction du Tribunal militaire international de Nuremberg, créé en exécution de l'accord signé le 8 août 1945 par les gouvernements des États-Unis d'Amérique, du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, de l'Union des républiques socialistes soviétiques et par le gouvernement provisoire de la République […]
L'objet de la conférence de Wannsee à Berlin, qui réunit, le 20 janvier 1942, quinze hauts responsables civils et militaires du Troisième Reich, porta sur l'organisation administrative, technique et économique de l'extermination des Juifs d'Europe, voulue par Adolf Hitler et mise en œuvre, sur ses instructions, par Hermann Goering, Heinrich Himmler, Reinhard Heydrich et Adolf Eichmann. Au moment où la conférence se tint, la Shoah avait déjà débuté depuis plusieurs mois : les Einsatzgruppen assassinaient les Juifs par dizaines de milliers, les premiers camps d'extermination, dans lesquels […]
La collaboration d'État est l'aide apportée à l'Allemagne nazie par le gouvernement de Vichy et l'administration française. Cette aide se situe principalement sur les plans économiques (les frais d'occupation), policiers (lutte contre la Résistance, livraison d'Allemands antinazis exilés en France, etc.), racial (recensement, arrestation et déportation des Juifs) et militaire (accord Darlan, LVF, Waffen-SS français, etc.). La collaboration fut lancée médiatiquement à la suite de la rencontre de Pétain et d'Hitler à Montoire-sur-le-Loir, le 24 octobre 1940, avec sa fameuse poignée de main […]
Le collaborateur conditionnel dit : « Je coopère avec la puissance occupante bien que je n'approuve que certains des aspects de la doctrine nazie. Avec réserve, je suis prêt à collaborer fidèlement parce que je veux changer les circonstances qui m'ont conduit à cette attitude ». Selon Rings, la collaboration conditionnelle est la politique officielle de la France de Vichy et le gouvernement Danois la pratique partiellement. En octobre 1940, Pétain propose une collaboration qu'Hitler n'avait pas réclamée. Dans un discours radiodiffusé, il explique aux Français, que « ...pour maintenir […]
Le collaborateur inconditionnel dit : « Je joins mes forces à celles de l'occupant parce que j'approuve ses principes et son idéal. Mon attitude n'est pas le fruit des circonstances, mais la conséquence d'une allégeance au National-Socialisme. Je suis prêt à faire des sacrifices pour la puissance occupante aussi longtemps que je pourrai servir notre cause commune. ». C'est typiquement l'attitude de Vidkun Quisling qui s'installe au pouvoir en Norvège en 1942. Dans tous les pays occidentaux, on vit apparaître ce que Rings appelle des « Hitler en miniature » et qui auraient pu ou auraient […]
Le collaborateur tactique dit : « J'accepte de collaborer malgré mon hostilité vis-à-vis du National-Socialisme et de l'Allemagne nazie. Je le fais pour un certain nombre de raisons : libérer le pays du joug étranger et recouvrer ma liberté, éviter, autant que possible, le massacre de masse de gens innocents, ... la collaboration dissimule la résistance et une forme de combat. ». Pour illustrer cette forme de collaboration, Rings cite l'exemple d'employés de chemin de fer qui pouvaient faire circuler des trains le jour et pratiquer le sabotage la nuit. Autre exemple de cette sorte de […]
Le collaborateur dit : « J'accepte que la vie continue. En toute connaissance, et parce que c'est mon intérêt, je travaille directement ou indirectement pour la puissance occupante, sans pour autant adhérer aux principes politiques et idéologiques du National-Socialisme. Mon attitude est dictée par des circonstances qui échappent à mon pouvoir. La seule alternative serait la banqueroute, le chômage, la famine, le chaos et la ruine. Dans la mesure de mes moyens, je veux survivre à la guerre et à la défaite de mon pays ». L'auteur Werner Rings place dans cette catégorie l'action des […]
Gagnante de la Première Guerre mondiale et membre de la Petite Entente, la Roumanie défend les Traités de 1918 : ses frontières sont garanties par la Grande-Bretagne et la France le 13 avril 1939. En septembre 1939, elle permet aux forces polonaises rescapées de rallier les forces britanniques à Alexandrie, mettant sa flotte à leur disposition. Le roi Carol II fait emprisonner les fascistes. Mais l'effondrement de la France, le démembrement de la Roumanie au profit de l'URSS, de la Hongrie et de la Bulgarie, puis le coup d'État du 6 septembre 1940 le contraignent à l'abdication, et le […]
L'Italie de Mussolini était un allié de l'Allemagne depuis le 1er novembre 1936 (Axe Rome-Berlin). Le 25 juillet 1943, le Duce fut destitué et arrêté. Le 12 septembre 1943, Otto Skorzeny le délivra pour l'emmener à Salò, près du lac de Garde. Le nouveau régime de la République sociale italienne fut proclamé par les fascistes tandis que les Allemands envahissaient l'Italie. A partir de ce moment, alors qu'à Rome le gouvernement Badoglio se retirait de la guerre le 25 juillet 1943 et rejoignait les Alliés le 13 octobre 1943, le régime de Salò ne tient plus que par sa collaboration avec les […]
Grande perdante de la Première Guerre mondiale, la Hongrie de l'Amiral Horthy s'est alliée à l'Allemagne le 10 avril 1941 en raison de sa politique révisionniste (exigeant la révision du Traité de Trianon et des frontières de 1918) et de ses revendications territoriales sur la Roumanie (Transylvanie), la Tchécoslovaquie (régions frontalières et Ruthénie) et la Yougoslavie (Voïvodine). La politique intérieure a suivi celle de l'Allemagne nazie, le régime déjà autoritaire tournant à la dictature militaire. Les juifs hongrois ont été exclus de la vie économique et publique, et 75 % d'entre […]
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Mémoires de Guerre c'est un regard nouveau sur l'Histoire de la Seconde guerre mondiale - Le regard de la presse et de la littérature sur le conflit le plus important du 20ème sicèle